Galère: pendant les licenciements, les recrutements continuent

Les travaux publics, malades du dumping social
Les travaux publics, malades du dumping social - © Tous droits réservés

Une semaine après l'annonce d'une restructuration, et de 111 désengagements, à la société liégeoise Galère, le front commun a réuni 400 travailleurs  pour une assemblée générale, ce mercredi, à Droixhe. Une assemblée très fermée, réservée exclusivement aux membres du personnel. Officiellement, parce qu'il s'est agi d'une séance d'information. Officieusement, pour éviter toute infiltration d'extrême-gauche. Un policier des renseignements généraux a pu pénétrer dans la salle, signe, peut-être, que le climat social de ce printemps laisse craindre des débordements.

Il faut dire que les ouvriers de Galère viennent d'apprendre que plusieurs portugais vont arriver, au mois d'août, pour un chantier temporaire à la centrale nucléaire de Tihange. Les syndicats parlent de quarante personnes. La direction confirme 15 ferrailleurs et 10 coffreurs, recrutés pour cinq mois, pour répondre à un pic d'activités, et "parce que c'est une main d'oeuvre dont Galère ne dispose pas, pour la période concernée"...

Il n'empêche, alors que les négociations sociales vont commencer, dans le cadre de la loi sur les licenciements secs, ça fait désordre... Le recours à des "détachements", des gens qui viennent de l'étranger pour un délai limité, et qui sont rémunérés aux conditions salariales de leur pays d'origine, est organisé par des directives européennes. C'est l'origine d'une forme de concurrence déloyale, que le secteur de la construction dénonce, habituellement, mais à laquelle de nombreuses firmes se livrent.

La FGTB et la CSC ne désespèrent pas d'éviter la casse sociale: ils vont proposer des départs volontaires, et des "prépensions". Mais désormais, les prépensionnés sont rappelables si des emplois sont à pourvoir, et le système est donc nettement moins attractif. Dans l'immédiat, des actions de grève ne sont pas programmées, mais seulement envisagées en cas de blocage de la concertation.

 

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir