Le 2 septembre aura lieu une cérémonie en hommage aux Juifs bruxellois, déportés en 1942. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles y parlera de la responsabilité de l'administration de l'époque dans la déportation de citoyens bruxellois. Où est le problème, donc ?
Eric Picard, administrateur de l'association pour la mémoire de la Shoah, déclare : ''C’est révisionniste dans la mesure où le bourgmestre ne dit pas que l’administration a participé à la déportation des Juifs mais il parle de la déportation d’habitants de Bruxelles. Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas précis. C’est en ça que c’est une révision.’’
Des habitants de Bruxelles qui étaient juifs. Il aurait fallut le préciser pour éviter d'être taxé de révisionniste. Le mot est grave. L'accusation plait très moyennement à la Ville de Bruxelles. Nicolas Dassonville, son porte-parole, explique : ''Cette cérémonie est organisée en collaboration avec les associations juives. C’est un travail de mémoire qui est important. Et c’est un travail évidemment qui est pris très au sérieux où l'on fait appel aux experts et où l'on se base notamment sur le rapport du Ceges, le centre d’étude sur les guerres.’’
Un rapport qui établit clairement le rôle joué par les autorités belges dans la déportation des juifs. Son nom est d’ailleurs assez évocateur : ''La Belgique docile''.
Florence Hainaut




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)








