Pour Didier Van Eyll, se présenter sur la liste du bourgmestre n'a pas été de tout repos. La présidence du FDF n'était pas d'accord. Puis finalement si, mais sous certaines conditions inacceptables…
Didier van Eyll peut difficilement être taxé de tiède ou d'opportuniste. Il milite au FDF depuis 40 ans et se décrit lui-même comme un pro-Maingain. Pas question non plus de carriérisme: à 68 ans, Didier van Eyll n'est plus candidat à un poste d'échevin.
S'il a choisi de se présenter sur la liste du bourgmestre libéral Vincent De Wolf, contre les instances de son parti, c'est par souci de cohérence et par conviction. Et dans un premier temps, explique Didier van Eyll, la présidence du FDF était d'accord avec l'option "liste du bourgmestre". Les négociations avaient abouti à un accord quand Olivier Maingain a demandé au bourgmestre De Wolf de signer une charte reprenant sept engagements. Vincent de Wolf avait accepté, explique Didier van Eyll, mais... '' au moment où il en a parlé à Olivier Maingain, on lui a proposé un autre texte, qui était impossible à signer. Comme l’a d’ailleurs dit quelqu’un : ce texte-là a été rédigé pour que personne ne le signe.’’
De là à qualifier le président du FDF de dictateur, il n'y a qu'un pas. Didier van Eyll déclare : ''autant notre pays est démocratique, autant les partis sont rarement dirigés de manière très démocratique. Je ne vais donc pas faire une exception pour Maingain, il est un digne représentant de la démocratie qui existe dans les partis belges.’’
Philippe Carlot




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