Les supporters des Rouches s'en souviennent : avant d'entraîner l'équipe première du Standard, le frère du vice-président D'Onofrio a été directeur technique et prospecteur des jeunes. Lorsqu'à la fin de la saison passée, il annonce son départ du club, quelles fonctions quitte-t-il ? Ses fonctions d'entraineur ou ses fonctions de directeur ?
Ce n'est pas un détail: dans un cas, il met un terme à un contrat à durée déterminée ; et dans l'autre, il démissionne d'un contrat à durée indéterminée. Dans un cas, il a droit à un C4. Dans l'autre, à des indemnités de préavis. Dominique D’Onofrio réclame aujourd'hui à son ancien employeur des indemnités de rupture, près de 800 000 euros, soit 22 mois de salaires.
Une affaire portée devant la justice
Et plus précisément devant le tribunal du travail, qui se chargera de trancher. Jeudi, les juges ont entendu les plaidoiries.
Du côté du clan D'Onofrio, l'argumentation est très technique, très juridique. L'avocat du Standard, lui, a rétorqué que les mots ont un sens. Quand, voici presque douze mois, l'intéressé a annoncé publiquement sa décision, il a clairement parlé d'aller voir ailleurs, sans laisser planer le doute sur son propre refus de poursuivre toute collaboration. Sa démarche est donc qualifiée de téméraire et vexatoire.
Les magistrats doivent se prononcer dans un mois.
Marc Hildesheim




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