Copier-coler, c'est devenu tellement facile que les travaux d'étudiants s'en ressentent. Bruno Schoumaker est professeur et membre du groupe de travail sur le plagiat de l'UCL : "Il y a quelques années, on a eu le sentiment que ça se généralisait, ça devenait assez fréquent. Raison pour laquelle on a décidé de prendre le taureau par les cornes".
La riposte a pris la forme de logiciels spécialisés dans la détection des plagiats. Ce sont des moteurs de recherche qui compare le travail incriminé avec tout ce qui est publié sur internet et relève des taux de similitude. A charge ensuite pour l'enseignant de vérifier si l'étudiant s'approprie indûment les phrases ou les idées de quelqu'un d'autre. Un outil utile, mais pas l'arme fatale contre le plagiat, car limitée justement à internet, poursuit Bruno Schoumaker : "Et donc quelqu’un qui va recopier un livre qui n’est pas disponible sur internet pourrait échapper au détecteur de plagiat".
Toutes les universités ou presque mettent désormais ce type de logiciels à la disposition de leurs enseignants. L'UCL organise même cette année une journée de lutte contre le plagiat, pour sensibiliser tant les étudiants que les enseignants au problème. Mais c'est sans doute déjà au niveau de l'enseignement secondaire que devrait commencer cette sensibilisation.
François Louis




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de Thibasch Nous vivons dans un monde de reprise/recyclage... la musique, les livres, les adaptations cinématographiques,... bref, on n'encourage plus à la réflexion et à la création.
19-11-2012 12:15 |