"Détecter le plagiat", l'UCL mène campagne

Une journée contre le plagiat
Une journée contre le plagiat - © UCL
Rédaction RTBF

L’UCL veut éviter que ses étudiants ne s’approprient des textes sans citer leur propriétaire. Cela s’appelle du plagiat. La pratique est interdite mais elle est apparemment de plus en plus en vogue. Depuis quelques années, les universités sont très préoccupées par cette forme de tricherie. Ce lundi, l'UCL organise une journée de sensibilisation pour enseignants et ses étudiants.

Copier-coler, c'est devenu tellement facile que les travaux d'étudiants s'en ressentent. Bruno Schoumaker est professeur et membre du groupe de travail sur le plagiat de l'UCL : "Il y a quelques années, on a eu le sentiment que ça se généralisait, ça devenait assez fréquent. Raison pour laquelle  on a décidé de prendre le taureau par les cornes".

La riposte a pris la forme de logiciels spécialisés dans la détection des plagiats. Ce sont des moteurs de recherche qui compare le travail incriminé avec tout ce qui est publié sur internet et relève des taux de similitude. A charge ensuite pour l'enseignant de vérifier si l'étudiant s'approprie indûment les phrases ou les idées de quelqu'un d'autre. Un outil utile, mais pas l'arme fatale contre le plagiat, car limitée justement à internet, poursuit Bruno Schoumaker : "Et donc quelqu’un qui va recopier un livre qui n’est pas disponible sur internet pourrait échapper au détecteur de plagiat".

Toutes les universités ou presque mettent désormais ce type de logiciels à la disposition de leurs enseignants. L'UCL organise même cette année une journée de lutte contre le plagiat, pour sensibiliser tant les étudiants que les enseignants au problème. Mais c'est sans doute déjà au niveau de l'enseignement secondaire que devrait commencer cette sensibilisation.

 

François Louis


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