C'est un peu la quadrature du cercle. Que faire des locataires pendant la rénovation lourde d'un immeuble de logements sociaux vétuste? Les sociétés concernées procèdent en général à des opérations-tiroirs: elles déplacent les locataires dans des logements inoccupés le temps des travaux. Encore faut-il disposer d'un nombre suffisants d'appartements inoccupés. Violetta Delinte, handicapée à 66%, a refusé l'appartement proposé par les HBM, rue du Vallon.
''Je passe d’un rez-de-chaussée à un huitième étage. Si les ascenseurs sont en panne, et bien, je ne sais plus bouger. Et ça arrive très régulièrement que les ascenseurs soient en panne. De plus, je suis épileptique. Si jamais les ambulanciers doivent venir me chercher, je ne sais pas comment ils vont faire. Je l’ai dit aux HBM mais ils s’en foutent, ils n’en ont rien à faire.’’
Pour le directeur des HBM, Gauthier Gilot, le refus de Violetta Delinte n'entre pas dans les cas prévus par le code du logement.
''On veut simplement dire devant le juge de paix que si vous refusez pour des motifs qui ne sont pas recevables aux yeux du code, vous risquez de vous voir valider le renon qui vous a été envoyé. On ne peut pas répondre aux exigences de chaque personne en fonction de cas particulier, ce n’est pas possible.’’
Une audience de conciliation est prévue, ce jeudi, devant le juge de paix.
Philippe Carlot




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