Début du procès de Thierry Chaineux, accusé du meurtre de son ex-compagne

Thierry Chaineux est accusé d'avoir tué volontairement son ex-compagne qu'il fréquentait encore régulièrement.
Thierry Chaineux est accusé d'avoir tué volontairement son ex-compagne qu'il fréquentait encore régulièrement. - Belga
Rédaction RTBF

Le procès de Thierry Chaineux s'est ouvert lundi à Namur. L'homme de 47 ans est accusé d'avoir tué volontairement son ex-compagne qu'il fréquentait encore régulièrement, Jocelyne Dalcq, la nuit du 14 au 15 novembre 2010 à Namur. Selon l'accusé, Jocelyne Dalcq est décédée accidentellement par strangulation lors d'un jeu sexuel de type "jeu du foulard". Pour le légiste, il s'agit d'un étouffement. Les experts viendront expliquer leur hypothèse.

L'avocat général Marianne Lejeune a d'abord lu l'acte d'accusation de 17 pages. Un acte de défense a été rédigé par les avocats de la défense, Mes Steinier et Leblanc.

Selon Me Steinier, l'acte d'accusation contient des éléments erronés et des inexactitudes. La défense soutient que le décès de Jocelyne est un accident. "La volonté de tuer fait totalement défaut (...) Il n'a jamais voulu faire de mal et encore moins voulu tuer", a déclaré Me Steinier. Il a précisé que l'accusé n'avait jamais varié dans ses versions des faits et que le décès était survenu lors de préliminaires sexuels. L'avocat souligne par ailleurs qu'il n'y a "pas un mot sur le mobile" dans l'acte d'accusation.

Il a demandé aux jurés de ne s'attacher qu'à l'information objective. "Ce qui n'est pas établi avec certitude n'existe pas. Le doute profite à l'accusé. La vérité, comme souvent, se cache dans les détails".

Me Gilissen représente Diego et Me Wilmotte représente Alizé et Maylis, tous trois enfants de la victime.

Le procès s'est poursuivi par l'interrogatoire de l'accusé.

Belga


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