De la grande cour du bâtiment qu'elle habite, rue Vandevelde, Lili (comme tout le monde l'appelle ici) nous montre une fenêtre à l'étage. C’est la loge de madame Sayette, la concierge, qui est partie il y a quelques semaines. "Madame Sayette est partie parce qu’elle est pensionnée. Avant, elle habitait là. On a demandé une nouvelle concierge."
Mais il n’y a pas eu de nouvelle concierge. Et cela inquiète les habitants de cet immeuble qui appartient à la Ville. "Ici, on voit toute la cour. Et si, par exemple, il y a le feu ou il y a des vols, elle sait téléphoner à la police. Et quand, par exemple, on est calés dans l’ascenseur, elle a son tableau et elle sait faire tout ce qu’il faut."
Lili nous dit que la concierge, Madame Sayette, c'était un bon moyen de se sentir en sécurité, même le soir. "Le moindre problème qu’on avait, on lui téléphonait et elle téléphonait à la police. Elle avait quand même plus de pouvoir que nous autres."
Les logements publics ne seraient pas le seul lieu où les concierges désertent. Marion Lemesre, élue MR de l'opposition, tient à le faire savoir. " Il y a une tendance actuellement que je dénonce et qui est de ne pas remplacer les concierges lorsque ceux-ci s’en vont ou partent à la pension, que ce soit dans les écoles, ou dans les bâtiments de la régie foncière, c’est-à-dire dans les immeubles d’habitations. "
L'élue-candidate aux élections compte donc revendiquer plus de concierges. Cette interpellation aura lieu ce soir, lundi, au conseil communal de la Ville de Bruxelles.
Hélène Maquet




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