Beaucoup de cultures craignent le froid, raison pour laquelle elles n’ont pas été plantées au mois de mars, quand il faisait bon, car on craignait une nouvelle vague de froid. Finalement ce sont les fortes pluies qui se sont imposées et qui ont retardé encore la plantation. Résultat, il y aura probablement une importante perte de rendement.
Ainsi, pour le petit pois, on rencontre des rendements de deux tonnes à l’hectare, pour une mauvaise année, à dix tonnes pour une année favorable. Impossible de prévoir ce que donnera cette année mais ici, avec le retour du beau temps, il est urgent de semer.
Le maïs
Le maïs aussi va subir les conséquences directes de l’humidité abondante : des chiffres de 20 ou 30% d’humidité ne permettent pas de conserver un maïs grain chez le négociant, ce qui signifie qu’il faut le sécher pour le ramener à 15% d’humidité. Une opération qui occasionne des frais de séchage puisque celui-ci s’opère avec l’aide de mazout dont on connaît l’importance du coût. Le maïs sera donc cher à sécher et sa qualité sera sans doute assez variable…
Jérémy Giltaire et Julien Bader se sont rendus à Herchies, près de Jurbise où Johan Baland profite du temps un peu plus sec de ces derniers jours pour tenter de rattraper le temps perdu. Écoutez leur reportage ci-contre avec un agriculteur victime de la dure réalité météorologique.
Vincent Clérin




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)








