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Charleroi: un investisseur indonésien sur la piste du Sporting?

REGIONS | Mis à jour le mercredi 18 avril 2012 à 15h15

  • Si l'Union belge lui accorde sa licence vendredi, le Sporting de Charleroi retrouvera la D1 l’année prochaine, un an à peine après l’avoir quittée. Voilà qui relance les rumeurs sur le rachat du club. Un groupe d'investisseurs indonésiens serait en passe de racheter le Sporting à Abbas Bayat. L'actuel président ne confirme toutefois pas l'information.

    Ce groupe, c'est le groupe Bakri : un géant asiatique du charbon, du pétrole, de l'immobilier mais aussi du football... Avec plusieurs clubs à son actif en Indonésie, en Australie ou en Uruguay, Bakri a investi l'an dernier en Belgique, plus précisément à Visé (club de D2). Et selon les rumeurs, il s’apprêterait à le faire à Charleroi.

    Si l’information se confirme, pour Jean-Michel Dewaele (sociologue du sport à l'ULB), il est clair que le  projet financier primerait largement sur l’aspect sportif. "Ce genre d’investisseur vise à avoir des écuries de joueurs, avoir une surface commerciale suffisamment grande pour faire passer les joueurs d’un club à l’autre et, si possible, de réaliser de belles reventes." En somme, se servir du club comme d'une vitrine où mettre en exergue certains joueurs.

    Quel est l’intérêt du Sporting d’accepter une telle offre ? Certes, cette manne financière ferait du bien au portefeuille mais l’ancrage local du club ne risque-t-il pas d’en souffrir ? Jean-Michel Dewaele ne se fait aucun doute sur la question. "C’est d’abord un projet économique, aucunement sportif. Le but n’est pas spécialement de gagner le championnat ni de jouer l’Europa League. Tant mieux s’ils y parviennent car cela permettra de vendre des joueurs. C’est qui est en jeu ici, c’est la globalisation du football. Ce n’est pas d’aider à donner une image plus positive de la Ville de Charleroi ni de développer un projet social ou sportif pour les jeunes…"

    La piste Bakri, rappelons-le, n’est encore qu’une hypothèse. La direction dément avec force l’imminence d’un accord. Quant au président du club de Visé, il déclare que le rachat du Sporting de Charleroi par le groupe Bakri ne serait pas à l'ordre du jour.

    L’avis du bourgmestre de Charleroi

    Pour Eric Massin, bourgmestre de la métropole wallonne, le fait que le Sporting soit acheté par une société indonésienne ou une autre n’est pas un problème. Il constate en effet que l’ancrage local n’est plus très important au niveau des joueurs du club. Par contre, il a relevé que le comportement de certains joueurs, non carolos, est particulièrement  apprécié des supporters du Sporting. Et ça c’est une attitude qui est très positive. Pour le maïeur, le club de foot est une société commerciale dont la ville prend acte du nouveau propriétaire. Avec l’idée de peut-être développer un partenariat " win win ", sans plus.

    Arnaud Ruyssen, Jérôme Durant

  • Selon les rumeurs, les Carolos – fraîchement couronnés – intéresseraient un investisseur indonésien.
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    Selon les rumeurs, les Carolos – fraîchement couronnés – intéresseraient un investisseur indonésien.

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      Selon les rumeurs, les Carolos – fraîchement couronnés – intéresseraient un investisseur indonésien.

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