Partie avec 0 client il y a quatre ans, la société ESG en a aujourd'hui 350. Tous particuliers ou commerçants. Principal atout de cette société de gardiennage : une zone d'intervention limitée à quelques quartiers. "On tourne au cœur de la zone 7jours/7 et 24h/24, déclare le manager Dominique Colson. Quoiqu’il se passe, on est dans des délais d’intervention que nulle autre société ne peut égaler."
Le patrouilleur réagit lorsqu'une alarme se déclenche chez un client. Mais sa mission est plus large, il surveille également les abords des propriétés. "On a identifié les véhicules de la famille. Quand il y a des véhicules suspects, on va appeler le client pour voir si tout va bien. Et surtout, ce que l’on fait, c’est observer ce qu’il se passe dans les quartiers."
Surveiller le quartier, une mission qui s'apparente au travail policier. Jusqu’ici, les veilleurs privés n’ont rencontré aucune hostilité de la part des forces de l’ordre. "Ils gèrent leurs problèmes. Nous n’intervenons pas là-dedans, lance Jean-Michel Duchêne (zone de police de "la Mazerine"). Maintenant, il est clair qu’à partir du moment où il y a un incident, ils font tout de suite appel aux services de police qui, eux, ont la possibilité et l’obligation d’intervenir dans le cadre légal."
Même si le cadre légal en Belgique ne le permet pas, face au défi que représente la sécurité, l'entreprise ESG table sur un futur où le privé sera de plus en plus sollicité.
Patrick Michalle




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