Aywaille : le choc des ambitions

le socialiste René Henry risque d'être très courtisé après le 14 octobre pour apporter ses sièges à une majorité avec l'un des deux autres grands partis.
le socialiste René Henry risque d'être très courtisé après le 14 octobre pour apporter ses sièges à une majorité avec l'un des deux autres grands partis. - © Aywaille.be
Rédaction RTBF

A Aywaille, le bourgmestre s'appellera Philippe Dodrimont ou Vanessa Matz. Il sera libéral ou bien centriste. Et c'est très probablement le socialiste René Henry qui en décidera.

Depuis 24 ans, Aywaille est gouvernée par une coalition des libéraux et des chrétiens/centristes. Mais depuis un an, les deux partenaires ne s'entendent plus. En février dernier, une réunion entre les deux partenaires a tourné court. Il s'agissait de composer la liste et de pré-répartir les compétences scabinales. Chacun des deux partis a trouvé l'autre trop gourmand. Qui a claqué la porte ? C'est le CDH dit le MR. C'est le MR dit le CDH.

Au MR, Philippe Dodrimont, député wallon, président d'arrondissement de son parti, entend bien rempiler comme bourgmestre. Au CDH, Vanessa Matz, première échevine, sénatrice, s'affirme elle aussi comme candidate-bourgmestre.

Le MR, séparé des centristes, se présente sous l'étiquette "Ensemble". Une étiquette un peu ambiguë, accompagnée des couleurs orange, verte, rouge et bleue qui pourrait faire croire à l'électeur qu'Ensemble est un cartel, ce qu'il n'est pas. De son côté, le CDH se présente sous le slogan "le changement avec vous", un peu comme s'il n'avait pas gouverné avec les libéraux depuis 24 ans. Le PS lui a d'ailleurs répondu publiquement : "Pas de changement sans nous".

Au scrutin de 2006, au sein du cartel libéral-centriste, le MR avait obtenu neuf sièges et le CDH sept. A une dizaine de voix près, la répartition aurait pu être huit-huit. Cette année, chacun des deux partis vise la majorité absolue de onze sièges. L'objectif n'est pas impossible, mais la probabilité est très grande pour que les libéraux ou les centristes doivent conclure une alliance. Dans ce cas, l'allié le plus évident, c'est le PS. Et même si MR d'un côté et CDH de l'autre affirment être malgré tout prêts à gouverner de nouveau ensemble, le socialiste René Henry risque d'être très courtisé après le 14 octobre pour apporter ses sièges à une majorité avec l'un des deux autres grands partis. Il sera tenté de faire monter les enchères, mais il devra rester attentif au score d'Ecolo - un seul siège aux dernières élections.

François Braibant


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