Audi Brussels: l'espoir d'assembler un deuxième modèle

Travailleurs et syndicats espèrent que la direction générale d’Audi, en Allemagne, confiera un deuxième modèle à assembler à l'usine bruxelloise.
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Travailleurs et syndicats espèrent que la direction générale d’Audi, en Allemagne, confiera un deuxième modèle à assembler à l'usine bruxelloise. - © Belga

Audi Brussels, à Forest, est en pleine mutation. L’adaptation des chaînes de montage commence, les formations du personnel aussi : l’usine s’adapte peu à peu pour assembler bientôt un nouveau modèle de voitures. Au lieu de l’Audi A1, c’est la nouvelle E-Tron qui sortira de l’usine. Un modèle 100% électrique qui représente un défi pour le personnel… mais aussi un pari.

Garantir l’emploi

Lancer cette voiture SUV électrique est un pari commercial. Or, la santé de l’usine de Forest reposera entièrement sur les ventes de cet unique modèle.

Pour garantir l’emploi, l’usine ne devrait pas se cantonner à cette seule voiture, estime la FGTB, qui espère que la direction générale d’Audi en Allemagne confiera un deuxième modèle à Bruxelles.

"Vivre sur un modèle, ce n’est pas assez…", commente Edwin Declerck, délégué syndical FGTB. "C’est pour ça qu’on a envoyé un dossier en Allemagne, pour montrer qu’ici à Bruxelles, on a les compétences et la possibilité de monter un deuxième modèle."

Un modèle qui garantirait à long terme le maintien des 2500 emplois et 200 intérims, mais peut-être aussi l’engagement de nouveaux travailleurs. "Peut-être 700 à 800 personnes", ose lancer le délégué FGTB.

"Bruxelles, le lieu idéal"

De son côté, la direction d’Audi Brussels nuance. "Rien de précis n’est évoqué pour le moment. Il n’y a pas de discussions sur un modèle spécifique et encore moins d’accord", précise Andreas Cremer.

Mais il confirme l’intérêt de la direction pour un deuxième modèle et vante les atouts du site bruxellois. "Sur le site de Bruxelles, l'équipe est très motivée. Nous avons d’excellentes connexions logistiques. Nous sommes proches du chemin de fer, proches du ring… Et puis, nous sommes au centre de l’Europe. C'est une facilité pour garantir les flux de véhicules exportés vers d’autres pays, d’autres marchés."

Cela dit, la direction ne nie pas que la concurrence entre usines soit rude. "C'est très simple : tous les sites du groupe Audi, voire même du groupe Volkswagen, pourraient être intéressés par l’assemblage d’un véhicule avec des caractéristiques à définir", reconnaît Andreas Cremer.

Et dans certaines de ces usines, le coût du travail est moindre. "Bien évidemment... Par exemple au sud de l'Europe, comme en Espagne ou à l’est, comme en Hongrie, on est dans un régime où le travail est nettement moins cher, parfois même 20 à 30% moins cher."

On verra dans les semaines à venir si les arguments avancés auprès de la direction Allemande ont fait mouche.

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