La direction a constaté que les négociations dans le cadre de la procédure Renault étaient bloquées. Elle demandait la finalisation de la procédure Renault pour la fin octobre, ce que les syndicats refusent. Ce lundi matin, le groupe a publié une annonce interne dans laquelle il annonce que le groupe retire les plans industriels annoncés et les 138 millions d’euros d’investissements dans le froid.
La direction d’ArcelorMittal à Liège dit regretter cette situation et ajoute qu’elle avait clairement expliqué les conséquences possibles du blocage au personnel et à ses représentants.
Ultime conciliation
La ministre fédérale de l'Emploi, Monica De Coninck (sp.a), a demandé à un conciliateur social de proposer ses services pour tenter de remettre les représentants de la direction d'ArcelorMittal et les syndicats autour de la table et d'apaiser les esprits, a indiqué lundi soir le porte-parole de la ministre fédérale.
Prise en otage
Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, regrette l'attitude de la direction d'ArcelorMittal et demande à celle-ci de faire connaître sa stratégie à long terme.
Selon le ministre, la direction "mêle deux problèmes": les modalités d'exercice de la procédure Renault et l'avenir de la sidérurgie. "Je demande à toutes les parties et en particulier à la direction d'ArcelorMittal de prendre conscience de la situation dans laquelle est plongé l'ensemble des travailleurs. Je ne crois pas qu'en prenant en otage le packaging et certaines lignes du froid, cela permettra d'aborder la situation de manière équilibrée", estime le ministre Marcourt, cité dans un communiqué.
Le ministre wallon de l'Economie demande également à la direction du groupe sidérurgique de faire connaître sa stratégie à long terme ainsi que son plan pour l'avenir du bassin liégeois. "Même si nous sommes dans une situation économiquement difficile, il appartient au groupe de montrer cette stratégie", poursuit Jean-Claude Marcourt, pour qui la décision d'arrêter la phase à chaud "relève de la seule responsabilité d'Arcelor Mittal qui doit démontrer non seulement sa capacité à pouvoir alimenter la ligne à froid de manière satisfaisante mais aussi en quoi les lignes à froid pourront être concurrentielles en s'appuyant sur un secteur de recherche fondé sur l'excellence."
Jean-Claude Marcourt indique enfin être "à la disposition de toutes les parties en ce compris la direction d'Arcelor Mittal, pour démontrer le souhait du bassin liégeois d'assurer sa pérennité". Le gouvernement wallon examinera la situation lors d'une réunion qui se tiendra durant la semaine.
"Une décision unilatérale et extrêmement brutale" selon la FGTB
La FGTB a réagi par voie de communiqué. "Il s’agit d’une décision unilatérale et extrêmement brutale d’une direction arrogante, incompétente et totalement à la botte de Mittal" indique le syndicat dans son communiqué.
"Cette rupture unilatérale est le début de la mise en œuvre d’un plan caché au sein du groupe Mittal : la fermeture, à terme, de toutes les lignes du bassin, chaud et froid confondus" ajoute la FGTB.
"Des menaces scandaleuses et inacceptables" pour la CSC
"Ces menaces sont scandaleuses et inacceptables!", martèle de son côté David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal. "Nous discutons de manière informelle avec la direction depuis jeudi. Elle nous demande de nous mettre d'accord sur un document que le siège de Luxembourg lui impose pour pouvoir entamer les négociations. On nous demande de trouver un accord avant de négocier, c'est du jamais vu! D'autant que les enjeux sont colossaux", ajoute-t-il.
Inacceptable pour Ecolo
La manière de négocier de la direction d'ArcelorMittal "n'est pas acceptable" et "ne correspond pas aux traditions de concertation sociale" en Belgique, a réagi le député wallon Ecolo Christian Noiret.
"La direction veut un accord avant même de commencer à négocier. On est peut-être dans une phase de dramatisation mais cela n'est pas du tout une manière de négocier. On ne vient pas menacer ainsi de mettre un terme à des activités industrielles aussi importantes", juge le député wallon.
Celui-ci se demande également quand seront connus les résultats du plan d'affaires, annoncés par le ministre Marcourt et le gouvernement wallon, et censés permettre de démontrer la viabilité du modèle de sidérurgie intégrée proposé, dès la fin juin, par les syndicats.
Le député Ecolo déplore par ailleurs la passivité affichée au niveau européen. "On nous dit que l'on va mettre en place des plans pour développer une politique industrielle en Europe mais cela traîne, surtout dans le chef de la Commission européenne".
Belga et F. Braibant, O. Thunus




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de tct Mittal montre une fois de plus son vrai visage. Qu'attendent les pouvoirs publics pour agir et mettre en place des mesures coercitives envers ces capitalistes avides? Je me permets de rappeler que la Région wallonne a investi plus de 100 000 000 000 de fb dans l'outil et une somme incalculable pour amortir la casse sociale subie par les travailleurs (des milliers d'emplois) et ce avant de privatiser pour une bouchée de pain (650 000 000 €) ; se privant de la sorte de tout contrôle sur l'avenir du groupe. Malheureusement, ceux qui ont commis ces erreurs ou leur progéniture sont toujours au pouvoir, et manquent de courage pour reconnaître ces erreurs et donc n'agissent pas. Truong Thai Ha
18-09-2012 17:07 |
de Intolerable mais par surprenant Monsieur Mittal n'a plus qu'à nettoyer la merde qu'il laisse dans le bassin liegeois. Mais là, c'est pas pour demain. Il va comme d'habitude laisser pourrir les choses, il s'en fout apres tout, il habite les beaux quartiers de Londres. La vue des hauts fourneaux et la crasse de la cokerie ne l'incomode pas. Bon, maintenant que nos chers politiciens lui fassent payer la note. J'y crois pas de trop, ils sont trop moux du genous et preferent baisser le pantalon.
18-09-2012 12:47 |
de Sophie Champion Encore une décision inhumaine du capital méprisant qui ne voit que son intérêt. SCANDALE !!!!!!! Le politique est bien peu de choses pour lutter contre la rapacité de ces gens. L'internationale du fric a des longueurs d'avance. Mais il est possible de lutter contre le cynisme et l'ultralibéralisme. Inversons les tendances et réinvestissons dans la solidarité
18-09-2012 10:40 |
de Anne Pasratée Le problème, chère Sophie, c'est que ce sont les politiciens qui sont aussi des rapaces. Les loups ne se mangent non plus entre-eux... que ça vous plaise ou pas, c'est ainsi !
18-09-2012 11:35 |
de La Plume Encore aurait ' il fallu que les 138 M€ aient été confirmés par ArcelorMittal avant toute négociation...
17-09-2012 19:59 |