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Affaire Coëme: "C'est la vieille école", argue E. Di Rupo

REGIONS | vendredi 12 juin 2009 à 12h34

  • Elio Di Rupo a très peu apprécié le nouveau scandale qui met en cause Guy Coëme. Ce dernier a touché 60 000 euros comme consultant d'une ASBL liée aux intercommunales liégeoises. "C'est la vieille école", a commenté le président du PS.

    Le président du PS, Elio Di Rupo, a estimé ce vendredi que sur le "plan éthique, cela (l'affaire Coëme NDLR) pose un nouveau problème" qui est "typiquement ce qu'on doit extirper, éliminer".

    C'est "une de ces affaires qui fait partie de la vieille école" et qu'il faut "absolument cesser", a commenté M. Di Rupo arrivant au siège de la présidence du parlement de la Communauté française où il reçoit les partenaires sociaux et les représentants du monde de l'éducation, cinq jours après les élections régionales qui, en dépit d'un recul, ont confirmé le PS à la première place en Wallonie et en Communauté française.

    La question de la gouvernance constitue l'une des principales thématiques mises en avant par les partis à l'occasion des discussions exploratoires en vue de la formation des nouvelles coalitions. Invitant le cdH à la concertation, Ecolo a notamment fait du décumul des mandats l'une de ses priorités en la matière. Elu député wallon, M. Di Rupo, bourgmestre de Mons, a annoncé jeudi qu'il montrerait l'exemple, s'appliquant à lui-même le décumul.

    Par rapport au fonctionnement interne du PS, son président a répété vendredi qu'il entendait "mettre sur pied une équipe" notamment chargée d'"examiner au cas par cas les situations individuelles".

    M. Di Rupo a dit ignorer si d'autres formations agiront dans le même sens.

    4000 euros brut par mois

    De son côté, Guy Coëme évoque un mauvais procès. Il estime que certains cherchent à nuire au Parti Socialiste. Guy Cöeme était devenu directeur de l'Association pour la Promotion des Intercommunales Liégeoises en 1996.

    Il était, à l'époque, privé de ses droits politiques suite à sa condamnation dans l'affaire Inusop. Il a quitté la direction d'APRIL fin 2007, mais de janvier 2008 à mars 2009, il a continué à travailler pour l'ASBL, comme consultant indépendant. Il était chargé, dit-il, d'encadrer temporairement le nouveau directeur, l'ancien bourgmestre faisant fonction d'Ans, Fernand Gingoux.

    Il a également travaillé pour accroître le rayonnement d'APRIL en Wallonie et même en Europe. Ce travail lui a valu une rémunération brute mensuelle de 4000 euros.

    Une rétribution justifiée par le travail accompli, estime Guy Coëme. Il affirme qu'il n'a rien à se reprocher. Qu'il n'y a pas de conflit d'intérêt. Qu'il a agi en toute transparence, en déclarant cette consultance rémunérée, dans la liste de ses mandats, comme au fisc et à son parti.

    Il ajoute que le conseil d'administration de l'ASBL est pluraliste et qu'il a approuvé ses missions à l'unanimité. Guy Coëme précise encore qu'il n'a plus aucune activité privée.

    (Avec C. Deborsu, M. Giot, F. Braibant et Belga)

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    • 12/06: E. Di Rupo: "Ce qu'on doit extirper, éliminer" (C. Deborsu)

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