Aéroport de Charleroi: le personnel de sécurité se sent épié par les caméras

BSCA BSCA Security confirme qu’à terme, il y a une volonté de contrôler les agents de G4S via les caméras.
BSCA BSCA Security confirme qu’à terme, il y a une volonté de contrôler les agents de G4S via les caméras. - © Flickr - Galyek
Rédaction RTBF

L'aéroport de Charleroi utilise-t-il les caméras de contrôle pour surveiller le travail les agents de sécurité qu'il a engagés? C'est en tout cas ce dont le soupçonnent les syndicats : les six superviseurs de BSCA Security se serviraient des caméras pour mettre la pression sur le personnel de la firme privée G4S, chargée de la surveillance de tout ce qui se passe dans l'aéroport. "Faux," réplique l'aéroport, "on n'a pas fait ça... mais on va le faire."

Selon les permanents rencontrés, nombreux sont les travailleurs du groupe G4s qui se disent épiés et surveillés dans leurs moindres gestes. Pour les agents du groupe G4S, c'est un usage abusif des caméras. Et pour Jamal el Guedarri (permanent CSC), ces pratiques ont assez duré. "Il faut des caméras, ce n’est pas ça le problème. Le vrai problème, c’est qu’officiellement, BSCA Security dit vouloir procéder à des contrôles de qualité via les caméras. C’est-à-dire que les travailleurs sont filmés à leur insu et on va les évaluer à partir de ces enregistrements."

Du côté de BSCA Security, Frédéric Gaillard (directeur) dément ce qui ressemble fort à des accusations. "Nous avons effectivement des dizaines voire des centaines de caméras qui sont implantées sur le site aéroportuaire, mais qui jusqu’à présent ne nous permettent pas de contrôler les agents de notre prestataire G4S… Puisque nous laissons le temps à G4S de faire toutes les démarches auprès de ses partenaires (sociaux notamment), afin d’encadrer complètement cette démarche de contrôle. Actuellement, il ne se passe absolument rien !"

Alors, oui, les caméras servent bien à la police et à la sécurité mais pas à contrôler la manière dont les agents de G4S font leur travail. En tout cas... pas encore! "C’est l’objet de notre cahier des charges et de l’offre de G4S, ajoute Frédéric Gaillard. Mais il faut que G4S prenne les dispositions nécessaires afin que cela se passe dans un cadre tout à fait réglementé."

Pour les syndicats, c'est déjà le cas et il faut au plus vite tirer cette situation au clair.

Sonia Boulanger


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