Syndicats et travailleurs dénoncent depuis plusieurs mois les difficultés auxquelles ils sont confrontés, à savoir un manque d’effectifs policiers récurrent.
Selon le syndicat, les tâches de contrôle et de surveillance réclameraient des équipes composées d'au moins 77 agents alors que 61 seulement sont affectés aujourd'hui sur le site. Inadmissible, selon le SNPS (Syndicat national de police et de sécurité), qui souligne également le fait que le nombre d’effectifs n’a pas changé depuis quatre ans alors que le nombre de passagers transitant par Charleroi, lui, a plus que doublé depuis 2008. "De 2,8 millions, on est passé à plus de 6 millions de passagers en 2012. Et nos équipes, elles, n’ont pas augmenté", détaille Jérôme Aoust (SNPS).
A la suite de l'échec des négociations avec les responsables de la police fédérale, le SNPS avait décidé lundi de maintenir son préavis et d'entamer dès mercredi des actions consistant à ralentir les contrôles d'accès à l'espace Schengen, dont les policiers fédéraux sont notamment chargés. Une sorte de grève du zèle, comme ils l’ont eux-mêmes qualifiée.
Ce mercredi, la situation que d’aucuns nous prédisaient chaotique n’a pas eu lieu. Du moins jusqu’à présent. Certes, les contrôles sont un peu plus minutieux que d’habitude et les files un peu plus longues. Mais pas de quoi faire paniquer les responsables de l’aéroport. "L’action touche uniquement les passagers qui embarquent pour des destinations hors espace Schengen. Là où les contrôles d’identité sont effectifs", précise David Guering (directeur commercial de BSCA).
Le temps d'attente devant les guichets d'accès à l'espace Schengen a légèrement augmenté mais la situation est restée tout à fait gérable et aucun passager n'a raté son vol, a affirmé David Gering. Plusieurs passagers ayant aussi mis en pratique les conseils de prudence communiqués depuis deux jours par les opérateurs et la direction : "Je suis venu plus de trois heures à l’avance. C’était fort tôt mais au moins tout se passe bien", nous dit ce voyageur prévoyant.
La première tranche horaire potentiellement problématique est clôturée, a déclaré David Gering à l’agence Belga. La seconde a lieu - selon lui - au moment des retours, le soir.
Grégory Fobe avec Belga




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de h.ben-ahnen cette action ne devrait affecter que les voyageurs hors schengen (malgré eux) pourquoi donc appeler tous les voyageurs à se présenter 3 h à l'avance?.Pourquoi prendre en hôtage les voyageurs?Existe-t-il une statistique sur une année détaillée par jour et heure montrant les pics de contôle Schengen afin de déterminer le taux de charge. Dans l'actualité j'ai vu 5 policiers occupés sur le contrôle d'un passeport d'une personne.!cela fait 4 policiers de trop.Un voyageur fréquent.
19-07-2012 13:39 |