Cela pourrait être un détail mais dans les circonstances actuelles, ce n'en est peut-être pas un an : le siège social du Sporting Charleroi s'apprête à déménager. Depuis un an, sur décision d'Abbas Bayat, ce siège social est situé avenue Louise, à Bruxelles, dans les locaux de Sunnyland Europe. Sunnyland, c'est une des entreprises d'Abbas Bayat. Une entreprise qui possède la société anonyme Sporting de Charleroi.
Mais voilà qu'on apprend que l'homme d'affaires iranien a décidé de vider ses bureaux de l'avenue Louise d'ici le 1er juillet, et de transférer le siège social de ces deux sociétés. Vers où? C'est l'inconnue. Pourquoi? Ce n'est pas beaucoup plus clair. Certains évoquent simplement la fin d'un bail locatif prévu de longue date. D'autres voient en ce déménagement le premier signe d'un changement de propriétaire imminent du Sporting.
Le premier entrainement des Zèbres, lui, est prévu pour ce jeudi. En attendant, le nom du coach qui doit guider les joueurs pour leur retour en D1 n'est pas encore connu. Du coup, c'est le T2, Mario Notaro, qui va commencer le travail avec le groupe, mais sans préparateur physique puisque Claudy Degrève ne travaillera plus pour le Sporting.
Autre club carolo dans la tourmente : l’Olympic
Il ne reste en effet que quelques jours à l'Olympic de Charleroi pour se trouver un repreneur. La date butoir a été fixée au 26 juin exactement. Passé ce délai, l'Union belge pourrait prononcer la radiation du club.
Pourtant, l'espoir est toujours là chez les supporters et plus particulièrement chez les membres de l'asbl Dogue 246 qui s'est créée pour tenter de sauver l'Olympic. Il faut dire que ces derniers jours, Adem Sahin, le président de la JS Turque, et quelques investisseurs se sont à nouveau montrés intéressés. Ils ont rencontré la curatelle et seraient prêt à investir des centaines de milliers d'euros pour relancer le club en promotion et éponger les dettes du club (le seul moyen d'éviter la radiation). "Lorsque nous l’avons sollicité récemment, il y a une quinzaine de jours, il est revenu à la table et est en quelque sorte le fer de lance du projet actuel", déclare Pascal Dachelet (un des responsables de l'asbl Dogue246).
Parmi les points qui posent problème dans ce dossier, le premier concerne des dettes fédérales. "Il s’agit de 5 ou 6000 euros, c’est anecdotique. Le deuxième point, c’est la curatelle qui gère le dossier. Une société commerciale ayant fait faillite, un curateur a été désigné par le tribunal de commerce."
Mais au-delà de l’apport nécessaire et évident d’argent frais dans les finances du club, pour Pascal Dachelet, c’est le troisième élément qui déterminera (ou non) le bon dénouement du conflit actuel. "Ce sont les dettes dues aux joueurs. Tous les joueurs concernés – ils sont 15 ou 16 – doivent marquer leur accord pour que le dossier puisse être bouclé." Et visiblement, ce n’est pas encore acquis.
Jérôme Durant, Hugues Decaluwé




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)








Faire un commentaire
sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.