Aujourd'hui, c'est un euphémisme, Abbas Bayat, mais aussi ses neveux Mogi et Medhi, ne passent pas inaperçus dans le monde du ballon rond. Leur gestion et leur comportement ne plaît pas toujours à tout le monde, mais le club présente des bilans comptables dans le vert depuis plusieurs années, même si la dette est encore lourde.
Ci-dessous, nous revenons sur le contexte de l'arrivée d'Abbas Bayat à Charleroi.
Abbas Bayat le clame haut et fort : il est le seul maître à bord du Sporting et estime devoir décider de tout. D'où quelques incompatibilités avec ses entraineurs successifs. On évoque aussi la période charnière, 2003, qui, au niveau économique, voit Abbas Bayat revendre Chaudfontaine à Coca Cola, et se concentrer sur Sunnyland ; au niveau sportif, c'est le moment de l'arrivée de Mogi à Charleroi pour la gestion journalière du club.
Abbas Bayat, outre sa gestion pour le moins personnelle du club, c'est aussi des idées novatrices en termes sportifs. L'homme d'affaire a contribué, à sa façon, à l'évolution du football belge (et international) et de ses règles. Exemple : l'affaire Oulmers, l'une des plus célèbres de la dernière décennie footballistique.
Reste une question à aborder : l'avenir. Le sien mais aussi celui du club. Faisant régulièrement l'objet de critiques, tant pour sa gestion financière que pour son interventionnisme ultra-direct dans et autour du staff, l'homme est dit tantôt sur le départ tantôt reparti pour une nouvelle décennie. La question est, en tous les cas, régulièrement posée.
David Riffont




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