10 ans de prison en appel pour un septuagénaire meurtrier de son épouse

Les juges ont réduit en appel la peine de Pierre L. de 15 à 10 ans de prison.
Les juges ont réduit en appel la peine de Pierre L. de 15 à 10 ans de prison. - © Tous droits réservés

La cour d'appel de Bruxelles a condamné, vendredi, Pierre L., un septuagénaire de Woluwe-Saint-Pierre, à une peine de 10 ans de prison pour le meurtre de son épouse, commis en septembre 2015. En première instance, l'intéressé avait été condamné à une peine de 15 ans de prison. Cet homme, un professeur d'Histoire de l'Art à la retraite, âgé de 79 ans, était prévenu d'avoir tué sa femme, Suzanne V., âgée de 75 ans, en septembre 2015, à leur domicile de Woluwe-Saint-Pierre.

La cour a confirmé le jugement qui avait été prononcé en première instance, mis à part la peine, estimée légale mais trop lourde.

Les juges d'appel ont ainsi réduit la peine de Pierre L. de 15 à 10 ans de prison, mais ils ont néanmoins prononcé en sus une mise à disposition du tribunal de l'application des peines (TAP) pour une durée de 10 ans.

La cour a reconnu, comme l'avait plaidé la défense, Me Catherine Toussaint et Me Charles-Edouard Huysmans, que le prévenu était, au moment des faits, soumis à une surmédication. Néanmoins, la cour n'a pas estimé que cet état l'avait empêché d'être totalement maître de ses actes, comme l'avançait la défense qui plaidait l'acquittement sur cette base.

Le 30 septembre 2015, Pierre L., un professeur d'Histoire de l'Art à la retraite, âgé de 78 ans, avait appelé la police, affirmant qu'il avait étranglé sa femme, une ancienne professeure de Langues et Littératures germaniques, âgée de 75 ans, chez eux, à Woluwe-Saint-Pierre.

Les médecins légistes avaient bien conclu que le décès de la victime, Suzanne V., était dû à une asphyxie par strangulation.

Pierre L. avait raconté que son épouse et lui s'étaient bagarrés et qu'il l'avait étranglée pour se défaire de son emprise, sans se rendre compte de son geste. Il n'avait pas eu conscience qu'elle était décédée, avait-il dit. En appel, il n'avait toutefois pas contesté l'intention homicide.

Par ailleurs, au cours de l'enquête, l'un des enfants du couple avait notamment confié que son père se montrait de plus en plus souvent agressif depuis sa retraite en 2010 et qu'il ne maîtrisait plus toujours ses gestes. Depuis deux ans avant les faits, le prévenu et la victime, mariés depuis 58 ans, se disputaient régulièrement, au point d'en arriver à de l'agressivité physique.

 


 

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