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L'allocation universelle contre la protection sociale

OPINIONS | vendredi 14 juin 2013 à 12h31

  • L'allocation universelle, un concept à la mode, aussi bien à droite qu'à gauche. Mais certains, comme le sociologue Mateo Alaluf, ne sont pas du tout d'accord avec cette idée. Pour lui, l'établissement d'une telle allocation entrainerait une régression sociale.

    Périodiquement, la proposition d’instaurer une allocation universelle revient à l’avant plan de l’actualité. Elle consiste à verser un revenu fixe et inconditionnel à toute personne en remplacement partiel ou complet des prestations sociales (revenu d’insertion RIS, allocations de chômage, pensions, allocations familiales, assurance maladie). L’octroi d’un tel revenu qui compte des partisans aussi bien à droite, dans les milieux ultralibéraux, qu’à gauche, dans les groupes alternatifs, serait une réponse à la crise de l’état providence. L’allocation universelle permettrait selon ses promoteurs de desserrer l’injonction à l’emploi qui pèse sur les chômeurs, de baisser le coût du travail, de créer de l’emploi et de rétablir la compétitivité, tout en autorisant des modes de vie alternatifs pour ceux qui le souhaitent.

    Naturel à droite, surprenant à gauche

    L’homme d’affaires Roland Duchâtel et, actuel patron du Standard, fondateur naguère d’un parti politique éphémère appelé Vivant avant de rejoindre le VLD et siéger au Sénat dans les rangs des libéraux flamands, avait fait de l’allocation universelle le point central de son programme politique. A présent, cette proposition fait l’objet d’une " initiative citoyenne " en Europe, sera soumise à une " votation " en Suisse et a fait l’objet d’un dossier du Monde Diplomatique (mai 2013).

    L’intérêt que suscite l’allocation universelle dans les milieux de droite est bien compréhensible. Le revenu de base constituant déjà une partie des revenus du salarié l’employeur pourrait en faire l’économie, diminuant d’un montant équivalent son " coût salarial ", et écarterait du même coup tout risque de surenchère salariale. De plus, l’octroi d’une allocation universelle permettrait à l’état, en accord avec la doxa libérale, de se désengager de la politique sociale et d’attribuer aux groupes les plus fragiles, en raison du bénéfice d’un revenu de base, l’entière responsabilité de leur sort. Certains libéraux considèrent cependant comme immorale une allocation, surtout si elle devait être d’un montant élevé et sans contrepartie, et craignent qu’elle ne soit une incitation à l’inactivité. Même s’ils ne sont pas absolument acquis à l’idée, beaucoup jugent l’allocation universelle préférable au système actuel de protection sociale affublé, selon eux, de tous les défauts.

    Le revenu inconditionnel a comme avantage majeur pour les employeurs de remplacer les minima sociaux (RIS, allocations de chômage, garantie de revenu aux personnes âgées GRAPA). Les salaires proposés doivent être dans ce système plus élevés que les revenus procurés par les minima, leur augmentation entraînerait celle des salaires et l ‘amélioration des conditions de travail pour rendre les emplois attractifs. On comprend que la droite préfère un revenu de base qui constitue une subvention à l’emploi, aux minima sociaux qui sont une barrière à la diminution des salaires.

    Il est surprenant d’observer l’attraction qu’exerce l’octroi d’un revenu de base inconditionnel dans certains milieux de gauche. Le Monde Diplomatique a intitulé son dossier " une utopie à portée de main ". La conditionnalité croissante des aides, les contrôles tatillons exercés sur les bénéficiaires, les intrusions moralisantes des " accompagnateurs " sur la vie privée, le doute systématique distillé sur le futur des retraites par l’état social actif ont déconsidéré les systèmes de protection sociale. L’allocation universelle a trouvé dans l’effritement de la sécurité sociale sous les coups de l’activation l’espace pour se donner une jeunesse auprès de certains milieux de gauche.

    Une machine de guerre contre l'état social

    Remplacer un système de protection sociale financé principalement par les cotisations et reposant sur la solidarité salariale par une rente versée par l’état et financée par la fiscalité apparaît comme une machine de guerre contre l’état social. De plus, un montant versé sans condition à toute personne ne peut être que médiocre et ne peut assurer l’indépendance économique des bénéficiaires. Ceux-ci seraient obligés d’accepter du travail à n’importe quel prix pour arrondir leur allocation. Il en résulterait une dégradation du marché du travail et la prolifération de " boulots " mal payés. Le revenu inconditionnel contribue ainsi à institutionnaliser, selon les termes de Robert Castel, " le précariat ".

    La logique d’une allocation universelle financée par l’impôt conduirait à juxtaposer un dispositif public fiscalisé (l’allocation universelle) à des régimes professionnels préfinancés par ceux qui ont la possibilité d’épargner. Cette situation conduit à l’instauration d’une allocation universelle pour tous coexistant avec des fonds de pension et des assurances privées pour ceux qui en ont les moyens. La protection sociale consisterait ainsi à terme dans l’assistance de l’état aux pauvres par une allocation universelle et un système d’assurances privées basé sur l’accumulation financière pour les plus aisés. On renouerait de cette manière avec la logique libérale basée sur le droit de tirer de son travail une propriété privée et le droit à un minimum de revenu assuré par l’état. Ce système permet de distinguer ceux qui ont pu se constituer un patrimoine par leur travail de ceux qui, dans la mesure où ils n’y sont pas parvenus, se trouvent acculés à la pauvreté. Le caractère universel du revenu permet de masquer cette stigmatisation.

    Pour la mise en place d'un revenu maximal

    La cohésion sociale paraît menacée aujourd’hui par la rupture qui s’est opérée entre d’une part un nombre croissant de personnes précaires, sans emploi ou occupant des emplois ne leur permettant pas d’échapper à la pauvreté et d’autre part une minorité de nantis bénéficiant de revenus et de privilèges exorbitants. Il en résulte une dynamique dont la dérégulation est le moteur et les inégalités le carburant. Face à cette explosion des inégalités deux types de mesures paraissent aujourd’hui urgentes : d’une part, le renforcement des minima sociaux à condition de les réformer et de les adapter à l’évolution du bien être et d’autre part, la mise en place d’un revenu maximal pour intégrer les ultra riches dans la société.

    L’état social a déjà permis à travers les minima sociaux, les pensions de retraite, les allocations familiales, les bourses d’études… de découpler revenu et travail. Ne faudrait-il pas plutôt approfondir cette brèche que succomber au piège de l’allocation universelle ?

    Mateo Alaluf, professeur émérite de l'ULB

    Docteur en sciences sociales, Mateo Alaluf est un spécialiste de la sociologie du travail, particulièrement des questions d'emploi et de formation. Homme engagé, il intervient régulièrement dans le débat public.

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    Derniers commentaires

    • de lipki Comme vous le dites-vous-même L'état social a déjà permis à travers les minima sociaux, de découpler revenu et travail. Mais au prix d'une mise au ban de la société. Le RDB aplanie les inégalités psychologiques en plus des inégalités financières, bien mieux que ne pourrons jamais le faire les minimas sociaux. Et rien n'empêche de limiter les très hauts revenus.

      21-06-2013 02:25 | Répondre

    • de lipki Vous partez de postulat très limité pour démonter le RDB. Pour finalement vanter les mérites d'une mesure qui n'est pas incompatible avec le RDB. Le RDB n'est pas une loi, c'est un concept et on discute. Par exemple, il existe des dizaines de solutions de financement, qui n'adosserait pas le RDB aux systèmes bancaires et qui de plus n'aboutira pas à un revenue médiocre. En fait, le revenue ne pourra être que suffisant, ou ne sera pas RDB, comme je le disais le RDB n'est qu'un concept, pour l'instant. Un autre point ma interpellé, vous avez l'air de considérer les bas salaires comme un problème de fait. Ne croyez-vous pas que l'important, c'est le niveau de vie, quel que soit le salaire ? S'il l'on peut baisser les salaires, tout en maintenant un niveau de vie suffisant, tout le monde est content. a suivre si dessous

      21-06-2013 02:25 | Répondre

    • de dmas48 Ce qui est présenté comme "solidarité salariale" fonctionne en flux et pas en stocks. Il y a des flux qui entrent (les cotisations) et des flux qui sortent (les prestations). L'ONSS ne fonctionne pas en accumulant des sommes dans des caisses. C'est ce qu'on appelle la répartition. Les cotisations/prestations sociales sont un salaire et relèvent donc massivement de la PART SALARIALE, qui s'est érodée au profit de la PART DU CAPITAL dans la distribution primaire. Comment se fait-il que les organisation de salariés, tout comme tous les autres mouvements organisés favorables au progrès social, ait oublié cette simple vérité et assimilent la "cotisation/prestation sociale" à de la (para)fiscalité ou la Justice sociale à la justice fiscale ? Ne trouve-t-on pas dans cet oubli (volontaire? stratégique mais suicidaire?) les errements du socialisme et son fourvoiement dans le fiscalisme ?

      20-06-2013 18:12 | Répondre

    • de Aurélien Evidemment, pour que le revenu de base fonctionne, il faut que son montant permette, sans autre allocation, de vivre décemment. C'est possible : plusieurs économistes ont proposé des moyens de financement. [L’état social a déjà permis à travers les minima sociaux, les pensions de retraite, les allocations familiales, les bourses d’études… de découpler revenu et travail. Ne faudrait-il pas plutôt approfondir cette brèche que succomber au piège de l’allocation universelle ?] S'il y a bien une mesure qui permet de découpler revenu et travail, c'est le revenu de base ! En donnant à tous les actifs la possibilité de refuser un emploi, le revenu de base est clairement un outil en faveur du salarié dans la négociation du salaire, permettant de négocier un revenu (revenu de base + salaire) et des conditions de travail meilleurs.

      19-06-2013 12:56 | Répondre

    • de laurent Et les aides sociales actuelles, ne sont elles pas médiocres ? Et les retraites, la sécurité sociale et les autres aides sociales ne sont elles pas elles aussi tirées vers le bas ? Et que dire des salaires ? Pourtant il n'y a pas encore de revenu de base. Le revenu de base inconditionnel sera plutôt un acquis social supplémentaire, comme les retraites, les congés payés, etc. Quand à la précarité, vous ne voulez pas voir que le plein emploi n'existe et n'existera plus.

      17-06-2013 18:04 | Répondre

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    • de lipki Comme vous le dites-vous-même L'état social a déjà permis à travers les minima sociaux, de découpler revenu et travail. Mais au prix d'une mise au ban de la société. Le RDB aplanie les inégalités psychologiques en plus des inégalités financières, bien mieux que ne pourrons jamais le faire les minimas sociaux. Et rien n'empêche de limiter les très hauts revenus.

      21-06-2013 02:25 | Répondre

    • de lipki Vous partez de postulat très limité pour démonter le RDB. Pour finalement vanter les mérites d'une mesure qui n'est pas incompatible avec le RDB. Le RDB n'est pas une loi, c'est un concept et on discute. Par exemple, il existe des dizaines de solutions de financement, qui n'adosserait pas le RDB aux systèmes bancaires et qui de plus n'aboutira pas à un revenue médiocre. En fait, le revenue ne pourra être que suffisant, ou ne sera pas RDB, comme je le disais le RDB n'est qu'un concept, pour l'instant. Un autre point ma interpellé, vous avez l'air de considérer les bas salaires comme un problème de fait. Ne croyez-vous pas que l'important, c'est le niveau de vie, quel que soit le salaire ? S'il l'on peut baisser les salaires, tout en maintenant un niveau de vie suffisant, tout le monde est content. a suivre si dessous

      21-06-2013 02:25 | Répondre

    • de dmas48 Ce qui est présenté comme "solidarité salariale" fonctionne en flux et pas en stocks. Il y a des flux qui entrent (les cotisations) et des flux qui sortent (les prestations). L'ONSS ne fonctionne pas en accumulant des sommes dans des caisses. C'est ce qu'on appelle la répartition. Les cotisations/prestations sociales sont un salaire et relèvent donc massivement de la PART SALARIALE, qui s'est érodée au profit de la PART DU CAPITAL dans la distribution primaire. Comment se fait-il que les organisation de salariés, tout comme tous les autres mouvements organisés favorables au progrès social, ait oublié cette simple vérité et assimilent la "cotisation/prestation sociale" à de la (para)fiscalité ou la Justice sociale à la justice fiscale ? Ne trouve-t-on pas dans cet oubli (volontaire? stratégique mais suicidaire?) les errements du socialisme et son fourvoiement dans le fiscalisme ?

      20-06-2013 18:12 | Répondre

    • de Aurélien Evidemment, pour que le revenu de base fonctionne, il faut que son montant permette, sans autre allocation, de vivre décemment. C'est possible : plusieurs économistes ont proposé des moyens de financement. [L’état social a déjà permis à travers les minima sociaux, les pensions de retraite, les allocations familiales, les bourses d’études… de découpler revenu et travail. Ne faudrait-il pas plutôt approfondir cette brèche que succomber au piège de l’allocation universelle ?] S'il y a bien une mesure qui permet de découpler revenu et travail, c'est le revenu de base ! En donnant à tous les actifs la possibilité de refuser un emploi, le revenu de base est clairement un outil en faveur du salarié dans la négociation du salaire, permettant de négocier un revenu (revenu de base + salaire) et des conditions de travail meilleurs.

      19-06-2013 12:56 | Répondre

    • de laurent Et les aides sociales actuelles, ne sont elles pas médiocres ? Et les retraites, la sécurité sociale et les autres aides sociales ne sont elles pas elles aussi tirées vers le bas ? Et que dire des salaires ? Pourtant il n'y a pas encore de revenu de base. Le revenu de base inconditionnel sera plutôt un acquis social supplémentaire, comme les retraites, les congés payés, etc. Quand à la précarité, vous ne voulez pas voir que le plein emploi n'existe et n'existera plus.

      17-06-2013 18:04 | Répondre

    • de Batard Sensible "Libéral", "libéral", "libéral", le mot pour faire peur. Mais concrètement il est de ces réactionnaires qui refusent juste la possibilité au peuple d'être libre : dépendance à l'état, valeur travail, allégeance à l'administration pour avoir une aide. Après ses remarques ont aussi une part de vérité, mais au lieu de lutter contre le rdb, pourquoi ne pas proposer des dispositifs contre les dérives ? Car son univers tout rose est bien joli mais le precariat est déjà bien implanté et si ce n'est pas dans les textes, c'est au black et déguisé (stage, micro-entreprise, etc.). On fait quoi pour ça ? Ce n'est pas la gauche au pouvoir qui semble vouloir y répondre en tout cas.

      17-06-2013 17:21 | Répondre

    • de anamari406 Pourquoi ne devrait-il être "que médiocre"??? Monsieur le sociologue définit "médiocre" à combien d'euros? Les aides sociales actuelles ne sont-elles pas plus que médiocres, elles aussi? Et, qui plus est, non cumulables avec un revenu du travail! Alors, qu'est-ce qui est médiocre, Monsieur Alaluf? Votre opinion, certainement!

      17-06-2013 16:59 | Répondre

    • de Un parmi d'autres Un autre danger que ne soulève pas Matéo Alaluf réside dans la mise en danger des services publics, qui sont une forme de richesse collective, un ciment pour une société d'égaux. Eviter le précariat se fait aussi en accroissant les services collectifs (santé, éducation, fourniture d'énergie, radio-télévision, services sociaux, et surtout la sécurité sociale). Les partisans de l'allocation universelle se proposent de raboter tout cela, l'allocation servirait à tout chacun reçoit de l'argent (ou des bons scolaires) et se débrouille... Le modèle libéral par excellence !

      16-06-2013 00:31 | Répondre

    • de Un parmi d'autres Les argument de Matéo Alaluf sont percutants et clairs. Toutefois je voudrais revenir sur l'un de ces arguments : "Ce système permet de distinguer ceux qui ont pu se constituer un patrimoine par leur travail de ceux qui, dans la mesure où ils n’y sont pas parvenus, se trouvent acculés à la pauvreté. Le caractère universel du revenu permet de masquer cette stigmatisation." On ne se constitue pas un véritable patrimoine par son travail ! Le patrimoine, celui qui compte et va durer, est toujours constitué sur le travail d'autrui. C'est pourquoi, la question n'est pas celle du revenu universel mais celui de la répartition des richesses qui ne peut se faire qu'en s'attaquent à la propriété lucrative. C'est du reste la condition sine qua non pour qu'un éventuel revenu universel (ou toute autre tentative de redistribution réelle des richesses) permettent à tous de bénéficier de la richesse produite pour vivre et non survivre.

      16-06-2013 00:27 | Répondre

    • de doyen andré [... des fonds de pension et des assurances privées pour ceux qui en ont les moyens. .. et un système d’assurances privées basé sur l’accumulation financière pour les plus aisés. On renouerait de cette manière avec la logique libérale basée sur le droit de tirer de son travail une propriété privée et le droit à un minimum de revenu assuré par l’état. Ce système permet de distinguer ceux qui ont pu se constituer un patrimoine par leur travail de ceux qui, dans la mesure où ils n’y sont pas parvenus, se trouvent acculés à la pauvreté.] Tandis que dans le système actuel...Où est la différence??? Quel est l'empêchement de mettre en place, en parallèle ceci: [... la mise en place d’un revenu maximal pour intégrer les ultra riches dans la société.] en remplaçant 'les minimas sociaux' par cette allocation universelle, même pour ceux qui n'ont pas d'emploi, exclus aujourd'hui???

      14-06-2013 14:28 | Répondre

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