Selon le Réseau éduction sans frontières, (collectif de soutien aux sans -papiers) cette mère de famille équatorienne s’est rendue en juillet dernier à la mairie du Ve arrondissement de Paris pour inscrire son fils à l'école, à la suite de son déménagement. Un employé lui a demandé si elle possédait un titre de séjour. Ce à quoi elle a répondu non. Suite à cela, elle a reçu à la fin du mois août une convocation du commissariat de police. Convocation qui faisait clairement mention de l’inscription scolaire de l’enfant et de l’absence de papiers de la mère.
La jeune dame qui a été entendue ce jeudi, est ressortie libre du commissariat. Mais combien de temps encore ? se demandent les associations de soutien aux sans-papiers venues en nombre la soutenir ce matin. Au delà de ce cas particlier, ces associations tout comme le Parti sociliste fustigent la manière dont se sont enchaînés les faits.
Tollé à gauche
Par voie de communiqué "Le parti socialiste a condamné cette " dénonciation odieuse" et rappelle "le droit fondamental de chaque enfant à aller à l'école" et cela sans que les parents aient à fournir de titre de séjour. Et le PS de pointer la politique du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux "qui a instauré dans en France un climat nauséabond où des mères de familles courageuses risquent la dénonciation dans les actes les plus anodins de la vie quotidienne " affirme-t-il.
Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a lui annoncé une enquête administrative.
Pour le maire du Ve, l’UMP Jean Tibéri, ce fonctionnaire municipal qui a inscrit l'enfant a "simplement "signalé une situation irrégulière "en vertu de la loi".
Quant au commissariat de police qui a entendu la jeune dame ce jeudi, il déclaré qu’il examinerait "avec attention" la situation administrative de cette Equatorienne...
Pour rappel, l e gouvernement français mène une politique stricte de lutte contre l'immigration clandestine, avec des objectifs chiffrés d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière. 23 .000 personnes ont ainsi été expulsées sur les neuf premiers mois de cette année.