Ce rituel républicain est devenu un moment très observé, très décrypté, peut-être le moment le plus chargé de symbole. C'est là qu’un président imprime sa marque, montre ce qu’il est, ce qu’il veut être, la couleur de son début de présidence. François Mitterrand en 1981 avait organisé une fastueuse réception, la gauche arrivait au pouvoir, démonstrative, porteuse d’espoirs, de rêves. Jacques Chirac avait décidé le jour de la passation de rendre un premier hommage à Charles de Gaulle, il était allé se recueillir à Colombey, sur la tombe du général. Nicolas Sarkozy avait voulu il y a cinq ans montrer une présidence jeune, dynamique, moderne… passation de pouvoir avec femme et enfants… du glamour dans la cour de l’Elysée.
2012 : rupture… la présidence se veut exemplaire et simple. Les enfants du couple Hollande-Trierweiler resteront chez eux. François Hollande imposera sa marque sim-pli-ci-té. Pas de showbizz, du classique et une cérémonie devant une cinquantaine d’invités maximum.
A l’heure des symboles et des images… on vous l’a dit simplicité…
François Hollande enverra des signaux, rendra un hommage à Jules Ferry (laïcité et éducation) à Marie Curie (une femme, la recherche)
Dans la foulée… Bonjour Angela… premier déplacement officiel pour la chancelière allemande. Là aussi le symbole et la volonté de s’attaquer immédiatement à un problème crucial : le couple franco-allemand, le couple orthodoxie budgétaire-relance de la croissance.
Tout est symbole, tout est calculé, organisé, millimétré pour une première journée de présidence qui sera très observée pour deviner si le président veut faire passer d’autres messages.
Pierre Savary




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