" L’euro a provoqué une augmentation du coût de la vie, mais je suis entrepreneur et en tant qu’entrepreneur, je suis très favorable à l’euro ". L’homme qui parle ainsi s’appelle Michal Sedlak. En 1993, alors que la Slovaquie et la république tchèque viennent de se séparer, cet homme se lance dans une aventure encore rare à cette époque dans le pays : lancer sa propre entreprise, Sedos. Il investit dans les semences en tout genre. Près de 20 ans plus tard, une dizaine de personnes travaille pour lui.
" L’euro nous permet de participer davantage aux échanges internationaux. Si on devait limiter la vente de notre production, ce ne serait pas viable. Même nos clients hors Europe, comme l’Ukraine ou la Russie, sont très satisfaits de la stabilité qu’apportent aux échanges la monnaie unique "
A l’opposé du " petit " Sedos, il y a les géants étrangers. Comme Volkswagen. A Bratislava, le constructeur automobile a établi un de ses sites les plus modernes. Dans tout le pays, il emploie environ 8000 personnes ! C’est un des plus gros employeurs. Ici aussi, on se félicite de l’entrée du pays dans la zone euro.
" L’euro a diminué les risques de change et de fluctuation " , explique Vladimir Machalik, le porte-parole de Volkswagen-Slovaquie. Mais si Volkswagen se sent aussi bien en Slovaquie, c’est aussi grâce à sa " flat tax " : le taux d’imposition est unique et il n’est que de 19%. Et pas de doute que le bas niveau des salaires est aussi un élément important : le salaire moyen slovaque tourne autour de 700-800 euros.
Mais si les chefs d’entreprise se frottent les mains du passage à l’euro, il faut encore convaincre les citoyens que cela a amélioré leur vie.




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