"Forcément, Marine Le Pen était au premier tour, elle n'est pas au second, donc tous les gens qui ont voté pour elle, il faut qu'on leur parle", explique Nicolas Leblanc, l'un des responsables de l'UMP à Maubeuge. "Ce n'est pas interdit tout de même? La campagne, c'est aussi convaincre des gens qui ont voté Marine Le Pen au premier tour que pour résoudre les problèmes de la France aujourd'hui, il vaut mieux faire confiance à 'Sarko' qu'à François Hollande."
Un avis que ne partage évidemment pas le maire socialiste de la ville, Rémi Pauvros. "Il n'y a plus de conseillers municipaux du Front national à Maubeuge parce que nous avons une relation directe avec la population", indique-t-il. "Je pense qu'il faut que cette population se retrouve, soit considérée, qu'elle retrouve sa dignité."
Le vote des étrangers divise
Mais l'UMP aussi souhaite une relation directe avec les citoyens. Y compris ceux qui ont voté FN. "Et pourquoi ça me gênerait?", s'étonne Nicolas Leblanc. "La gauche, elle, fait alliance avec le NPA, des trotskistes, des gens qui sont contre la propriété privée et on trouve ça normal."
Dans les rues de Maubeuge, le vote des étrangers divise aussi gauche et droite. "Certains étrangers font partie de la vie sociale depuis 25 ou 30 ans", glisse un militant PS. "Il est tout de même légitime qu'on leur laisse le droit de vote, notamment aux élections municipales."
Nicolas Leblanc, lui, n'est pas favorable à ce vote. Mais dans le même temps, il rejette fermement l'idée de préférence nationale, chère à Marine Le Pen. "Nous tous, nous devrons vivre ensemble, donc il ne faut pas stigmatiser. Il faut prendre en compte les attentes de ceux qui trouvent qu'il y a des problèmes par rapport à l'insécurité et à l'immigration. Mais il ne faut pas stigmatiser les immigrés parce que demain, on vivra tous ensemble."
PIAB, avec Marc Sirlereau




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