Violences dans le Kasaï Central: 8 fosses communes ont été découvertes

Les forces de la Monusco en RDC.
Les forces de la Monusco en RDC. - © EDUARDO SOTERAS - AFP

Dans le Kasaï-central, province de la République démocratique du Congo, RFI et l'agence de presse Reuters ont documenté l'existence de 8 fosses communes. Sur le territoire de Dibaya. L'ONU en comptait 3 jusqu'à présent.

Une colère diffuse monte contre les autorités dans une région enclavée, qui manque de tout et qui représente le bastion historique de l'opposition.

La Monusco dit avoir déjà transmis au gouvernement des informations concernant dix fosses communes, trois à Tshimbulu et sept autres à Nkoto. Mais elle continue de documenter d’autres sites et pas seulement dans la province du Kasai Central. Cinq provinces sont aujourd’hui touchées par ce phénomène et le gouvernement congolais espère qu’avec l’accord signé la semaine dernière avec la famille du défunt Kamuina Nsapu, les violences qui durent depuis neuf mois vont prendre fin.

Cérémonie de réconciliation

Dimanche 19 mars à Kananga, la foule a acclamé plusieurs dizaines de ces miliciens venus à l’invitation des autorités pour une cérémonie de reddition et de réconciliation.

Pourtant pour Kinshasa, ces miliciens sont des terroristes puisqu’ils s’attaquent aux symboles de l’Etat et tuent policiers, militaires, responsables administratifs ou encore des agents de la commission électorale. Le gouvernement se dit informé de l’existence de nombreuses fosses communes et les impute aux miliciens eux-mêmes.

La mort du chef coutumier Kamwina Nsapu

A la suite de la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux montrant des militaires exécutants des éléments Kamuina Nsapu, le plus souvent désarmés, la justice militaire congolaise a découvert deux fosses communes au Kasai oriental et arrêté sept militaires, accusés de crimes contre l’humanité.

Région du centre de la RDC, le Kasaï est le théâtre depuis septembre 2016 d'une rébellion née de la mort, en août, lors d'une opération militaire, du chef coutumier Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central. Les violences y ont fait au moins 400 morts depuis septembre. Dans la même province, deux experts onusiens et leurs quatre accompagnateurs congolais ont été enlevés le 11 mars, et, depuis, sont portés disparus.

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