USA: Afghanistan, armée, les "oublis" qui coûtent cher à Mitt Romney

Mitt Romney
Mitt Romney - © AFP
Rédaction RTBF

Alors que la campagne présidentielle fait rage aux Etats-Unis, le candidat républicain est accusé de ne pas assez évoquer les grands thèmes républicains. Les démocrates n'ont pas attendu de s'emparer de cette maladresse. Une stratégie déjà utilisée en 2004... mais par les républicains, à l'époque.

Tout a commencé lors du discours de convention. Mitt Romney a "oublié" de parler, entre autres, de la question de l'Afghanistan et n'a même pas eu un mot de remerciement à l'égard des troupes -quelques 75 000 hommes- présentes sur le terrain. Le camp démocrate n'a pas hésité à s'emparer de cette "maladresse" en soutenant que le candidat républicain serait un mauvais "chef des armées", comme en témoigne Slate.

Sur la forme, la stratégie n'est pas récente. En 2004, c'étaient les républicains eux-mêmes qui avaient attaqué le candidat John Kerry en lui reprochant, notamment, ses positions "anti-guerre" dans une campagne où la sécurité nationale était un enjeu majeur.

La "Kerry-isation" de Mitt Romney

Certains n'hésitent d'ailleurs pas à évoquer une "Kerry-isation" de Mitt Romney. Ironie du sort, aujourd'hui c'est John Kerry qui entraîne Barack Obama à l'art du débat en "jouant" le rôle du candidat républicain ... Du côté républicain, on se défend en expliquant que les "oublis" de Mitt Romney, le fait de laisser ces thème de côté, permettent de se recentrer sur un autre thème central: l'économie. Mais certaines voix républicaines ne l'admettent pas. Pour elles, les faiblesses de leur candidat aurait selon eux un effet négatif.

Premier effet: le camp Obama déciderait d'utiliser le discours de Mitt Romney pour mettre en lumière le manque de clarté au niveau de la politique étrangère du candidat républicain. Notamment en ce qui concerne les anciens combattants et les familles de militaires, explique encore le site Politico. Ces thèmes, pourtant, sont typiquement des thèmes clefs pour les républicains.

Autant dire que là, pour l'instant, c'est plutôt mal barré pour le candidat républicain à la présidence. D'autant plus que les derniers sondages créditent actuellement Barack Obama d'une petite avance sur son rival Mitt Romney.

Avec Slate