C'est une véritable situation de guerre. C'est ce qu'a déclaré mardi soir le président syrien Bachar al-Assad. Les violences ont fait plus de 115 morts mardi dont une majorité de civils. De violents affrontements ont opposé l'armée syrienne aux insurgés dans les faubourgs de Damas.
Les rebelles parlent de combats d'une intensité sans précédent dans ce secteur, depuis le début du soulèvement en Syrie, il y a 15 mois.
Mercredi matin, une attaque a eu lieu contre une télévision officielle à Damas également. Trois journalistes ont été tués. "L'agression contre Al-Ikhbariya est une atteinte à la vérité et la preuve de l'influence des médias syriens et leur sincérité dans le compte-rendu des faits", a indiqué le Conseil national de l'information cité par la télévision.
Face à l'escalade des violences, le responsable des opérations de maintien de la paix de l'Onu est intervenu devant le Conseil de sécurité. Pour lui, les dangers croissants en Syrie empêchent actuellement les 300 bérets bleus d'effectuer l'intégralité de leur mission.
Depuis mars 2011, plus de 15 000 personnes, en majorité des civils, ont trouvé la mort dans la répression et les combats entre soldats et rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.
La Turquie a mis en garde la Syrie
L'Otan était réunie à Bruxelles à l'appel de la Turquie après qu'un de ses avions de combat a été abattu par les défenses aériennes syriennes. Les membres de l'Alliance atlantique ont exprimé leur soutien à Ankara, sans évoquer l'option militaire.
Parallèlement, hier devant le Parlement à Ankara, le Premier ministre Erdogan a qualifié le régime syrien de "dictature cruelle". Il a prévenu que la Turquie riposterait militairement à toute violation de sa frontière par la Syrie.
Nicolas Willems




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