Le juge Rodion Kireev a commencé à lire son jugement vers 06h00 GMT, commençant par un résumé des faits reprochés à la chef de l'opposition au président Viktor Ianoukovitch, poursuivie pour abus de pouvoir dans le cadre de la signature de contrat gazier avec la Russie en 2009.
"Gloire à l'Ukraine!", a lancé Ioulia Timochenko en entrant dans la salle du tribunal coiffée de son emblématique tresse traditionnelle ukrainienne et accompagnée par son mari et sa fille.
"Ce jugement ne changera rien à ma vie et à ma lutte", avait-elle déclaré quelques minutes plutôt, selon l'agence Interfax.
Des centaines de militants de l'opposition se sont rassemblés pour leur part près du tribunal pour soutenir l'opposante, selon une correspondante de l'AFP sur place.
"Liberté pour Ioulia" ou "A bas les bandits" au pouvoir, criaient ces manifestants, encadrés par des centaines de policiers casqués et équipés de boucliers appartenant aux unités anti-émeutes des forces de l'ordre ukrainiennes.
Le parquet a requis sept ans de prison contre Ioulia Timochenko. La défense a plaidé la relaxe, dénonçant un procès "politique" et l'absence de tout délit.
Des accusations qui ne font pas l'unanimité
En détention provisoire depuis le 5 août, l'opposante est jugée depuis juin pour avoir signé en 2009, sans l'autorisation du gouvernement qu'elle dirigeait, des accords gaziers avec la Russie considérés comme défavorables à son pays.
L'Union européenne, avec qui l'Ukraine espère signer un accord d'association, a critiqué ces poursuites, et a prévenu qu'une condamnation de l'opposante aurait des conséquences négatives sur les relations entre Kiev et l'UE.
Néanmoins, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a indiqué lundi que les négociations avec l'Ukraine sur un rapprochement continueraient quel que soit le jugement, même si l'UE n'est "pas très optimiste" quant à l'issue de ce qui ressemble à une "application sélective de la justice".
AFP




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