Aller directement au contenu principal

Syrie: pas de reprise de la mission de l'ONU en raison des violences

MONDE | Mis à jour le mardi 26 juin 2012 à 18h35

  • Le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous estime que les conditions ne sont pas propices à une reprise des activités des observateurs de l'ONU en Syrie, ont rapporté mardi des diplomates.

     

     

    Ces activités sont suspendues depuis le 16 juin en raison des violences, même si la Mission de supervision de l'ONU (UNSMIS) est restée sur place. Hervé Ladsous, qui s'adressait mardi au Conseil de sécurité, a souligné que les civils étaient "de plus en plus en danger" en Syrie et que les opérations militaires des deux camps se poursuivaient.

    "Les conditions ne sont pas propices à une reprise des opérations", a-t-il jugé, cité par des diplomates. Pour Hervé Ladsous, "plus la violence continue, plus il est difficile pour l'UNSMIS d'envisager de reprendre ses opérations".

    Il a précisé que les quelque 300 observateurs militaires non armés présents sur place allaient continuer à s'efforcer d'aider les organisations humanitaires qui tentent de porter secours à la population.

    Mais il a souligné que Damas refusait d'autoriser l'UNSMIS à utiliser des téléphones satellitaires pourtant indispensables à sa mission. Avant la suspension de la mission, le gouvernement syrien avait refusé aussi aux observateurs le droit d'utiliser leurs propres hélicoptères.

    Combats près de Damas

    De violents combats entre armée syrienne et rebelles ont éclaté mardi à 8 km du centre de la capitale, autour de positions de la Garde républicaine, corps d'élite chargé de la sécurité de Damas et de ses banlieues, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Six personnes ont été tuées, selon l'ONG qui n'était pas en mesure de préciser s'il s'agissait de soldats, de civils ou de rebelles. Au total, le bilan des violences s'élève à au moins 15 morts mardi en Syrie.

    "De violents combats se déroulent autour des positions de la Garde républicaine à Qoudsaya (bien Qoudsaya) et al-Hama, à huit km de la place des Ommeyyades" qui se trouve au coeur de Damas, a déclaré à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

    Damas est la ville la mieux protégée de Syrie par le régime du président Bachar al-Assad, et les postes de sécurité, les bâtiments gouvernementaux et la région du palais présidentiel y sont ultra-sécurisés.

    Les combats s'étaient intensifiés ces dernières semaines dans et près de la capitale, mais ceux de mardi sont les plus violents dans cette zone, selon M. Abdel Rahmane.

    Les combats se rapprochent du cœur de la capitale

    "C'est la première fois que le régime a recours à l'artillerie lourde dans des combats aussi proches de la capitale", a-t-il indiqué. Lors d'accrochages précédents dans et près de la capitale, seule l'artillerie légère avait été utilisée.

    "Ce développement est important car il s'agit des combats les plus violents dans cette zone, et qu'ils se se rapprochent du coeur de la capitale", a-t-il précisé.

    Selon lui, les combats, qui ont débuté il y a plusieurs heures, se poursuivaient en milieu de journée, et les rebelles ont "fait exploser un canon de l'armée à l'entrée de Qoudsaya".

    "Ces banlieues abritent des casernes de troupes très importantes pour le régime à l'instar de la Garde républicaine. C'est là aussi où habitent des familles d'officiers", a-t-il dit.

    Par ailleurs, l'armée a pris d'assaut le quartier de Barzé à Damas avec des véhicules militaires lourds, au milieu de tirs nourris.

    Ailleurs dans le pays, dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest), la ville de Saraqeb était bombardée, avec plus de 20 obus en une demi-heure, selon l'OSDH.

    Dans la même région, une voiture piégée a explosé près d'un barrage des forces de l'ordre, tuant au moins quatre membres des services de sécurité.

    A Deir Ezzor (est), cinq civils dont une enfant ont péri dans les bombardements de cette ville de plus en plus violemment pilonnée par l'armée.

    AFP

  • Un bus militaire touché par une explosion près de Qudssaya, dans la banlieue de Damas, le 8 juin 2012
    « previous

    Un bus militaire touché par une explosion près de Qudssaya, dans la banlieue de Damas, le 8 juin 2012

    AFP
    next
    • Un bus militaire touché par une explosion près de Qudssaya, dans la banlieue de Damas, le 8 juin 2012

      Un bus militaire touché par une explosion près de Qudssaya, dans la banlieue de Damas, le 8 juin 2012

Dernière Minute

Monde