"Il a fait défection", a affirmé Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH, après que la télévision d'Etat avait annoncé que Ryad Hijab avait été démis de ses fonctions.
Son porte-parole a annoncé sur Al-Jazeera que l'ancien Premier ministre avait rejoint l'opposition. Cette décision de faire défection a été prise en raison des "crimes de guerre et de génocide" en Syrie, dénonce ce porte-parole.
La télévision d'Etat n'a, elle, pas parlé de défection mais a indiqué dans un bandeau que "Ryad Hijab a été démis de ses fonctions de Premier ministre", et que Omar Ghalawanji, vice-Premier ministre et ministre de l'Administration locale, avait été désigné pour "expédier temporairement les affaires courantes".
L'ancien ministre des Finances arrêté
"Il y a des informations contradictoires sur le lieu où il se trouve. Certaines affirment qu'il a pu gagner la Jordanie et d'autres qu'il a été arrêté avant de fuir", a-t-il précisé. D'après l'agence Reuters qui l'a annoncé sur Twitter, l'ancien Premier ministre s'est réfugié avec sa famille en Jordanie. Le porte-parole de l'ex-ministre a affirmé, en direct d'Amman, que Ryad Hijab se trouve en "lieu sûr" avec sa famille. Son porte-parole a encore précisé que Ryad Hijab quittera bientôt la Jordanie pour se rendre au Qatar: "Hijab ira à Doha, où sont basés les médias internationaux. Il s'y rendra demain, après-demain ou d'ici quelques jours".
Al Arabiya annonce de son côté que trois autres ministres se sont également désolidarisés du régime, dont le ministre des Finances, Mohammed Jalilati, qui aurait, lui, été arrêté suite à cette défection.
Ces défections interviennent alors qu'un attentat à la bombe a frappé, au cœur de Damas, ce lundi matin, le bâtiment de la radio-télévision syrienne faisant un nombre indéterminé de blessés.
Selon le quotidien gouvernemental Techrine, Ryad Hijab avait présidé dimanche deux réunions au ministère de l'Administarion locale "sur les mesures à prendre pour réaménager les régions purifiées des groupes terroristes armés", terme par lequel les autorités désignent opposants et rebelles. Le 6 juin, le président Bachar al-Assad avait chargé Ryad Hijab, alors ministre de l'Agriculture, de former un nouveau gouvernement, après les législatives de mai.
"Le début de la fin", selon le CNS
Le chef du Conseil national syrien, la principale coalition de l'opposition, a salué lundi la défection du Premier ministre Riad Hijab, y voyant un signe du "désagrégation" du régime. "Nous saluons la défection de Ryad Hijab et toutes les autres défections parmi les responsables civils ou militaires", a déclaré Abdel Basset Sayda à l'AFP par téléphone. "Cette défection signifie que le régime se désagrège. C'est le début de la fin", a-t-il ajouté.
L'ONU inquiète des violences à Alep
Le chef de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie s'est dit très "inquiet" de l'escalade des violences dans ce pays. Notamment celles perpétrées à Alep, la capitale économique du pays et des conséquences sur la population civile. "J'invite instamment les parties à respecter les civils ainsi qu'à honorer leurs obligations conformément au droit humanitaire international", a dit Babacar Gaye dans un communiqué.
"Les civils ne doivent pas être soumis à des bombardements et au recours à des armes lourdes".
Ju. Vl. avec agences




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