"L'Observatoire syrien des droits de l'Homme exhorte le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon à intervenir immédiatement pour faire arrêter les bombardements incessants sur les quartiers de Homs afin d'évacuer plus de 1000 familles encerclées, comprenant des enfants et des femmes", affirme l'OSDH dans un communiqué.
Cette organisation basée en Grande-Bretagne appelle l'ONU également à intervenir à Homs pour "évacuer et protéger des dizaines de blessés qui sont en véritable danger de mort en raison de l'absence de personnel médical et du manque de médicaments".
"Des conditions humanitaires très difficiles"
Selon l'OSDH, les familles encerclées sont dans "des conditions humanitaires très difficiles" à l'intérieur des quartiers de Khalidiyé, Jouret al-Chiyah, Qarabis, et des vieux quartiers de Homs, l'un des bastions de la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Vendredi, l'OSDH avait déjà lancé un appel à la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge pour envoyer à Homs des équipes médicales d'urgence "pour soigner et évacuer des dizaines de blessés dont certains grièvement touchés par les bombardements continus sur la ville, surtout dans le quartier de Khaldiyé".
L'agence missionnaire du Vatican Fides a également relayé l'appel d'environ 800 civils musulmans et chrétiens de Homs pris au piège du conflit à l'ONU, à la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge. Selon une source de Fides, il s'agit de femmes, d'enfants, de personnes âgées ou handicapées, "qui sont en réel danger, qui n'ont rien et vivent dans la panique au milieu des bombardements et des combats".
Un général de l'armée syrienne fait défection
Un général syrien a fait défection et est passé en Turquie, a annoncé samedi l'agence de presse turque Anatolie, ce qui porte à dix le nombre de défections de généraux syriens sur le sol turc.
Anatolie n'a pas précisé l'identité et les fonctions de ce général, pour des raisons de sécurité. Cet officier supérieur, entré en Turquie avec sa famille, a été installé dans le camp de Apaydin, dans la province de Hatay, une installation réservée aux déserteurs située à quatre kilomètres de la frontière syrienne. Les camps de réfugiés des provinces de Hatay, Gaziantep, Sanliurfa et Kilis accueillent actuellement 31 000 Syriens, après de récentes arrivées en nombre provoquées par une recrudescence des violences dans les villes syriennes proches de la Turquie.
Selon les organisations de défense des droits de l'Homme, au moins 14 400 personnes ont été tuées dans les violences, la répression ou les combats entre rebelles et forces régulières en Syrie. La Turquie, jadis allié politique et économique de la Syrie, a coupé les ponts avec le régime du Président Bachar al-Assad, pour protester contre la répression des mouvements d'opposition dans ce pays.
Le chef des observateurs de l'ONU suspend la mission d'observation
"En raison de l'intensification de la violence armée ces dix derniers jours (...) et des hauts risques encourus, la mission des observateurs de l'ONU (UNSMIS) suspend ses activités. Les observateurs arrêteront de patrouiller jusqu'à nouvel ordre. Les contacts avec les parties seront restreints", indique le général Mood dans un communiqué.
"L'absence de volonté des deux parties (gouvernement et opposition) pour parvenir à une transition pacifique, et la poussée vers les (solutions) militaires accroissent les pertes: des civils innocents, hommes, femmes et enfants sont tués tous les jours. Cela augmente aussi les risques que prennent les observateurs", explique le général onusien.
"Cette suspension des activités de l'ONU sera revue quotidiennement. Les activités reprendront quand la situation le permettra", ajoute le communiqué. La mission de l'ONU a été déployée en avril en Syrie pour superviser un cessez-le-feu, préconisé par le plan Annan, qui n'a jamais été respecté.
RTBF avec agences




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