Ce genre de sommet a lieu tous les 6 mois et l'Union européenne et la Russie y évaluent leur coopération et de grands dossiers de politique internationale. Cela se passe au bord du Golfe de Finlande, un paysage enchanteur, une réception et des réunions dans le magnifique complexe de petits palais construits en 2003 pour le tricentenaire de Saint-Pétersbourg. Si le décor et protocole y sont, il faut bien dire que les relations entre l'Union et la Russie sont crispées, par le dossier syrien.
Au cours de ses visites en Allemagne et à Paris, Vladimir Poutine a répété qu'il n'y avait pas à exiger de Bachar al-Assad qu'il se retire du pouvoir. L'Union européenne est aux antipodes de cette position, multipliant les sanctions économiques ou visant les dignitaires syriens soupçonnés d'avoir du sang sur les mains.
Sur le plan économique
Le volume des échanges entre l'Union et la Russie frôle les 400 milliards d'euros par an. Il a retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008 mais c'est un résultat fragile. La Russie voudrait améliorer ces échanges mais n'accepte pas la ligne de conduite européenne en matière énergétique, qui consiste à éviter le contrôle par une société de toute la chaîne, de l'extraction à la distribution, une politique qui handicape le géant Gazprom, ce que la Russie n'admet pas.
Quant à la coopération en matière de migration et de contrôle des frontières, elle est renvoyée au prochain sommet, en décembre. Le temps où les visiteurs européens et russes se déplaceront sans visa est loin d'être mûr.
Françoise Nice




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