C'est donc ce vendredi soir que les 193 pays présents au Sommet de la Terre à Rio doivent ratifier le texte proposé par la présidence brésilienne. "Hélas, il ne faut plus rien espérer d'ici ce soir", a rappelé Arnaud Collignon pour Greenpeace. "Il n'y aura plus aucune avancée sur le contenu. Certes, c'est un échec mais ce n'est pas la déprime. Nous allons défendre notre optimisme de combat. On a besoin de ce genre de grandes conférences malgré les déceptions".
Tout était plié dès mardi
Evelyne Huytebroeck, ministre bruxelloise de l'Environnement, est intervenue ce vendredi matin en direct depuis Rio. "Depuis mardi et l'ouverture de cette Conférence, on savait qu'il n'y aurait pas d'avancées puisque le texte a été cadenassé avant même les discussions par la présidence brésilienne qui n'a voulu prendre aucun risque".
"Ce n'est pas uniquement la faute des Brésiliens", ajoute Arnaud Collignon. "Le problème, c'est que chaque Etat va sur place sans avoir fait ses devoirs. Si les Etats en amont n’ont pas fait leurs devoirs, il est impossible que cela aboutisse. Les Etats-Unis sont en pleine campagne électorale. En Europe, avec la crise économique, il n'y avait rien à mettre sur la table".
Faut-il supprimer ces grandes conférences ?
Avec l'absence d'avancées lors de ces grands sommets mondiaux, se pose la question du bien-fondé de ce genre de rendez-vous. Pour Arnaud Collignon, "il y a eu par le passé de grandes avancées qui ont été obtenuse avec ces sommets. Je pense notamment au trou de la couche d'ozone. Il faut donc en effet maintenir cette dynamique mondiale mais veiller à ce qu'il y aient de réelles avancées. Avec Rio+20, sur certains points, notamment la déforestation, on a reculé par rapport aux engagements d'il y a 20 ans".
"On voulait en effet des chiffres sur une série de problématiques", ajoute Evelyne Huytebroeck, "un agenda clair et on a juste eu la confirmation de l’engagement sur l'idée du développement durable mais sans instrument institutionnel par exemple. Il faut maintenant dépasser le pessimisme et se réinterroger sur la manière d'organiser ces grandes conférences. Il faut aussi un débat sur la forme".
F.L. (Avec B. Henne)




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