Une fois n'est pas coutume, les électeurs de Saint-Pierre et Miquelon, dans l'Atlantique nord, n'ont pas inauguré le scrutin, à 12H00 heure de Paris. Ils ont en effet réélu leur députée Annick Girardin (PRG) dès le premier tour dimanche dernier, comme 35 autres circonscriptions.
Le top départ a donc été donné ce samedi à 13H00 par les électeurs du département de Guyane ainsi que par les Français résidant au Surinam, en Argentine, en Uruguay et au Brésil (Rio de Janeiro, Sao Paulo, Recife).
Les électeurs de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, et d'Amérique du Nord vont bientôt leur emboîter le pas. Puis ce sera le tour de ceux de Polynésie française (20H00 à Paris), Wallis-et-Futuna (22h00), Nouvelle-Calédonie (23H00).
La Réunion et Mayotte précèderont la métropole également
Les deux départements de l'Océan indien - La Réunion et Mayotte - entameront dimanche matin, juste avant la métropole, la dernière ligne droite du marathon électif qui a occupé la France depuis le mois d'avril avec la présidentielle.
Chez les Français de l'étranger, près de 118 000 électeurs ont d'ores et déjà voté par internet, du mercredi 6 au mardi 12 juin, pour le second tour, dans les 11 circonscriptions qui leur sont dévolues pour la première fois. Auparavant, ces expatriés n'étaient représentés qu'au Sénat.
Les résultats de ce vote électronique, une première en France pour un scrutin national, seront connus dimanche en fin de soirée, leurs résultats globaux au plus tôt dans la nuit ou lundi selon les circonscriptions.
Un scrutin qui laissera des traces
Au niveau de la campagne, c'est désormais motus et bouche cousue en France.
La campagne pour le second tour des législatives s'est terminée ce vendredi à minuit. Ce dimanche, les François voteront et le suspense est limité. Le parti de François Hollande devrait décrocher une majorité absolue à l'Assemblée nationale. C'est en tout cas, ce qu'indiquent les sondages. Mais, cela dit, ces législatives laisseront des traces et même des blessures.
Pour Ségolène Royal, d'abord, si comme les sondages le prédisent, elle est battue par un socialiste "dissident" (Olivier Falorni) à qui le PS avait demandé de se mettre sur la touche pour laisser le champs libre à l'ex-candidate à la présidentielle. Dans ce cas-là, celle qui rêvait de présider l'Assemblée nationale resterait dans l'ombre à la tête de la région Poitou-Charentes.
Ce scrutin laissera aussi des traces chez François Bayrou qui risque, lui aussi, d'être battu ce dimanche. Visiblement, une partie de ses électeurs de centre-droit qui ont toujours voté à droite n'ont pas compris, ni admis, le soutien de François Bayrou à François Hollande. François Bayrou est plus isolé que jamais.
Enfin, cette élection marquera également de nouveaux rapports entre l'UMP et le Front National. En cas de duel PS-FN, les responsables de l'UMP ont prôné le "ni-ni": plus de consigne de vote pour faire barrage à l'extrême droite. Et certains cadres de l'UMP de parler haut et fort de valeurs communes avec le parti de Marine Le Pen mais aussi de Jean-Marie Le Pen, toujours bien présent, qui estimait il y a 20 ans et qui estime sans doute toujours que l'extermination de six millions de Juifs durant la Seconde guerre mondiale était un détail de l'Histoire. Gagner des voix, apparemment, n'a pas de prix.
Marc Sirlereau avec Ju. Vl. et Belga




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)










