"J'ai présenté ma démission pour mon honneur", a déclaré à la presse Ioan Rus, membre de la coalition au pouvoir à Bucarest, l'Union sociale-libérale (USL), en dénonçant des pressions d'hommes politiques de tous bords, y compris au sein de sa propre coalition.
"Nous pensons avoir organisé ce référendum suffisamment bien", a rappelé une nouvelle fois ioan Rus en dénonçant les "critiques et pressions", après le vote, du président suspendu de centre-droit Traian Basescu mais aussi du président intérimaire Crin Antonescu.
Réorganisation du gouvernement
Crin Antonescu est un des chefs de file de l'USL, la coalition au pouvoir à Bucarest depuis mai qui a lancé la procédure de destitution, s'attirant de vives critiques de l'Union européenne et des États-Unis pour certaines des méthodes employées.
Le Premier ministre roumain Victor Ponta a aussitôt annoncé un remaniement de son gouvernement de centre gauche après la démission du ministre de l'Intérieur Ioan Rus, au coeur d'une polémique sur l'organisation du référendum de destitution du président Traian Basescu.
La décision de Ioan Rus intervient au moment où la Cour constitutionnelle a reporté sa décision sur la validation du référendum de destitution, en demandant à pouvoir vérifier les listes électorales utilisées pour ce scrutin.
AFP




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