Eliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et Martine Desjardins, son homologue à la tête de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), ont dénoncé le bilan du gouvernement libéral sortant, s'adressant aux médias avant le départ de la traditionnelle manifestation étudiante et antigouvernementale du 22 du mois.
"Le 4 septembre, les jeunes, les citoyens, vont se souvenir de la manière dont le parti libéral a traité la jeunesse québécoise et le peuple québécois. On espère se retrouver le 5 septembre au matin avec un gouvernement qui ne propose pas de hausse des droits de scolarité", a dit Eliane Laberge, en faisant allusion à l'engagement en ce sens des indépendantistes du Parti québécois.
Ces derniers promettent en effet d'annuler la hausse de 82% sur sept ans imposée par le gouvernement sortant, et d'indexer ces droits sur le coût de la vie.
Les deux dirigeantes étudiantes ont appelé explicitement à voter contre le Parti libéral du Premier ministre sortant Jean Charest et contre la Coalition Avenir Québec (opposition du centre droit) de François Legault, estimant que, du point de vue des intérêts étudiants, "c'est du pareil au même".
"Certains (partis politiques) prônent l'accessibilité aux études et d'autres non", a dénoncé Martine Desjardins, annonçant que, le jour du scrutin, les associations étudiantes allaient appeler leurs adhérents au téléphone un par un pour les encourager à aller voter afin de peser sur le résultat.
Réaffirmant sa volonté d'obtenir la gratuité de l'éducation, le syndicat étudiant le plus radical, la Classe (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante), a estimé lors d'un point-presse séparé qu'aucun des grands partis en lice n'avait de programme suffisant en la matière.
Plusieurs milliers de manifestants étaient réunis sous le soleil en début d'après-midi dans le centre de Montréal, scandant notamment des slogans hostiles à Jean Charest.
AFP




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de lucie mayer Au cours de cette campagne électorale, il s'est avéré que le seul parti qui avance la très importante cause sociale, qui combat la pauvreté, qui a un Plan Vert, qui propose des solutions pour financer la santé et assurer l'accessibilité à des soins gratuits, qui lutte pour la gratuité scolaire tout au long de la vie étudiante, qui assure la parité homme-femme parmi ses candidats ET qui propose l'indépendance, n'est pas le Parti québécois, mais bien un "petit parti", fondé en février 2006, et qui se nomme Québec solidaire. Même si les médias semblent l'ignorer, sa fraîcheur, son honnêteté (oui,oui; un parti politique honnête!), l'engagement de ses membres et de ses candidats/es apporte un véritable espoir quant à la lutte au néolibéralisme qui affecte, lui, même les strates de la société qui n'en ont vraiment pas les moyens. Voilà ce qu'il faut souhaiter aux Québécois: un Québec Debout, un Québec éduqué et en santé, un Québec SOLIDAIRE!
25-08-2012 15:22 |