"L'Egypte doit choisir entre un cheikh et un général", comme le soulignent plusieurs journaux égyptiens ce matin. Les deux candidats proposent des projets diamétralement opposés. Il y a d'un côté, l'islamiste conservateur Mohammed Morsi, candidat des Frères musulmans. Et, de l'autre Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de Hosni Moubarak et symbole de l'ancien régime.
Le duel du second tour s'annonce tendu. Signe de ces tensions: les locaux du QG d'Ahmad Chafiq ont été attaqués, lundi soir, au Caire, par des inconnus. Parallèlement, un millier de manifestants se sont rassemblés dans le centre de la capitale pour protester contre sa présence au second tour de la présidentielle.
Alors que tout les sépare, les deux candidats possèdent un seul point commun: près d'un an et demi après la révolte qui a mis fin à l'ère Moubarak, les deux hommes ne portent pas les idéaux "révolutionnaires". Ce duel provoque le désarroi des militants pro-démocratie laïcs, qui doivent choisir entre un islamiste ou un représentant de l'ancien régime. Pour ces ex-révolutionnaires de la place Tahrir, ce deuxième tour est le pire des scénarios.
Nicolas Willems




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