Rami Abdelrahmane, le directeur de l'OSDH, a affirmé à l'AFP que "c'est la journée la plus sanglante depuis l'instauration du cessez-le-feu, et l'une des plus sanglantes depuis le début de la révolte contre le régime syrien".
Les bilans les plus lourds été enregistrés dans la région de Homs (31 civils et un rebelle), Deraa (24 civils, dont deux enfants et cinq rebelles), et dans la ville rebelle de Douma, près de Damas (30 civils), où les victimes ont péri principalement dans des bombardements intenses qui ont débuté dès le matin, et des combats.
Une majorité de civils parmi les victimes
Les violences ont tué au moins 104 civils, 54 soldats et dix combattants rebelles, selon cette organisation basée en Grande-Bretagne et qui s'appuie sur les témoignages de militants sur place. Il y a eu également sept civils tués dans la province d'Alep (nord), trois civils et deux rebelles dans celle de Deir Ezzor (est), quatre civils dans celle de Hama (centre) et cinq civils dont une fillette et deux rebelles dans celle d'Idleb (nord-ouest). Depuis le début, à la mi-mars 2011, de la révolte contre le régime, la répression et les combats entre armée et rebelles ont fait plus de 15.000 morts en Syrie, en majorité des civils, selon un dernier bilan de l'OSDH.
Une situation humanitaire inquiétante
Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU, "la situation humanitaire continue de se détériorer. Il est maintenant estimé que plus de 1,5 million de personnes ont besoin d'aide humanitaire", poursuit l'OCHA. Le Bureau explique par ailleurs que les agences humanitaires continuent de faire face à "des contraintes d'accès importantes" pour atteindre les gens dans le besoin.
Dans son bulletin, l'OCHA souligne qu'une pause humanitaire, telle que demandée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), permettrait aux civils de fuir les affrontements et de distribuer l'aide à ceux qui en ont besoin. Depuis jeudi, le CICR et le Croissant-Rouge arabe syrien tentent de rentrer dans la vieille ville de Homs pour évacuer les malades et blessés.
Le CICR estime que des centaines de personnes sont ainsi pris au piège des violences à Homs. Depuis 15 mois, les violences ont fait au moins 15.026 morts, en majorité des civils, selon un nouveau bilan publié par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) qui s'appuie sur les témoignages de militants sur place.
Ces dernières semaines, l'OSDH a recensé plusieurs dizaines de victimes par jour, dont jeudi encore 104 civils, 54 soldats et dix combattants rebelles.
Belga




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