"C'était la confusion après l'explosion. J'ai vu quatre morts être déposés dans un véhicule", a déclaré rapporté un témoin. Un porte-parole militaire a confirmé l'explosion mais n'était pas en mesure dans l'immédiat de fournir de précisions. Cette explosion intervient quelques jours après une vague d'attentats dimanche, le jour de Noël, qui ont visé en particulier des églises, dans plusieurs villes du pays. Au moins 49 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan révisé à la hausse vendredi. Ces attaques ont été attribuées à la secte islamiste Boko Haram, qui les a elle-même revendiquées. La ville de Maiduguri est l'épicentre des violences imputées à ce mouvement qui multiplie les actions de plus en plus sophistiquées et meurtrières.
Le fait que des églises aient été ciblées le jour de Noël fait craindre une escalade des violences interconfessionnelles au Nigeria. Le pays le plus peuplé d'Afrique compte 160 millions d'habitants répartis également entre musulmans, majoritaires dans le nord, et chrétiens, plus nombreux dans le sud. Des responsables de la communauté chrétienne ont prévenu que les chrétiens assureraient eux-même leur défense et répondraient en cas de nouvelles attaques. Les autorités se sont jusqu'à présent montrées incapables d'empêcher Boko Haram de multiplier des actions en dépit de raids brutaux de l'armée.
Avec AFP et Belga




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