"Le peuple français a fait son choix". "C'est un choix démocratique, républicain", dit-il sous les sifflets des militants à l'endroit de François Hollande. "Je souhaite de tout cœur que la France réussisse à traverser les épreuves, car il y a quelque-chose de beaucoup plus grand que nous, c'est notre pays, notre patrie, c'est la France". "Je veux remercier tous les Français pour l'honneur qu'il m'ont fait de m'avoir choisi de présider le pays pendant 5 ans (...) J'en ressors avec un amour de la France plus grand encore (...) J'en ressors avec plus d'admiration encore pour ce que les Français sont capables d'accomplir dans les situations les plus difficiles", a souligné le président sortant.
"Je n'ai pas ménagé ma peine, je me suis engagé totalement" a-t-il martelé. "Je n'ai pas réussi à convaincre une majorité de Français. Ensemble nous avons fait une campagne inoubliable contre toutes les forces coalisées contre nous".
Un Français parmi les Français
"Je porte toute la responsabilité de cette défaite (...) Je ne suis pas un homme qui n'assume pas ses responsabilités". "Il me faut en tirer toutes les conséquences". "Je resterai l'un des vôtres (...) mais ma place ne pourra plus être la même après 35 ans de bataille politique", annonce-t-il. "Mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent". "Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français". "Vous m'avez tout donné" "Soyons dignes, soyons patriotes, soyons Français (...), je vous aime, merci!" a-t-il lancé devant la foule de ses partisans.
Jean-Luc Mélenchon se réjouit
Le leader du Front de Gauche s'est réjoui de la victoire de François Hollande, signe selon lui que les peuples "cherchent une issue à gauche" pour sortir de la "crise de la civilisation capitaliste."
"Sarkozy, c'est fini, enfin ! Ainsi est réglé le compte du fossoyeur des acquis sociaux et des services publics de notre République", s'est exclamé celui qui était arrivé quatrième du premier tour et avait appelé à voter pour le candidat socialiste.
Les résultats étaient annoncés par la RTBF depuis la fin de l'après-midi
La victoire du socialiste François Hollande était confirmée par toutes les estimations à 20H00 à la clôture officielle du scrutin pour le second tour de l'élection présidentielle en France. Elle était déjà annoncée depuis 17 heures sur les antennes de la RTBF, confirmée ensuite sur le plateau de l'émission spéciale de la RTBF en direct de Paris, peu après 18 heures.
Selon l'instituts CSA, François Hollande a obtenu 51,8% des voix contre 48,2% au président sortant Nicolas Sarkozy. Pour Ipsos, le socialiste a remporté 51,9 des suffrages et pour TNS Sofres 52%.
Premières réactions
Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon a exprimé son "très grand bonheur" à l'annonce de la victoire de François Hollande qui "met fin à 17 ans de règne de la droite à l'Elysée".
Pour le politologue Gérard Grunberg, cette "victoire nette" devrait lui permettre en outre "d'obtenir une assez large majorité aux législatives" des 10 et 17 juin.
L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a salué "une victoire magnifique". La patronne des écologistes Cécile Duflot, parti allié aux socialistes, a estimé que la victoire de François Hollande était "une chance pour la France, pour l'écologie, la justice sociale et la démocratie".
Pour le Modem, Marielle de Sarnez a constaté la victoire de François Hollande. Sur le plateau de TF1, elle a dit que la question d'un éventuel ralliement du Modem à la majorité présidentielle ne se posait absolument pas.
Le deuxième président socialiste de la 5ème République
Le président élu devait faire peu après 20H00 sa première déclaration dans son fief de Tulle (centre) où un à deux milliers de partisans se sont réunis sur la place de la cathédrale. Il devait rejoindre Paris en fin de soirée et se rendre place de la Bastille où la gauche fête ses victoires et où ses partisans ont commencé à se rassembler massivement. La place était déjà noire de monde en début de soirée, beaucoup de jeunes criant "Hollande président, On a gagné".
François Hollande devient ainsi le deuxième président socialiste depuis le début de la Ve République en 1958 après François Mitterrand (1981-1995). La gauche avait cependant été au pouvoir de 1997 à 2002, dans une situation de cohabitation institutionnelle avec un président de droite.
Nicolas Sarkozy est le second président battu à l'issue de son mandat, après Valéry Giscard d'Estaing en 1981.
Pour Nicolas Sarkozy, "c'est un échec très lourd face à un candidat sans expérience de gouvernement", a estimé le politologue Stéphane Rozès auprès de l'AFP. "Ce n'est pas tant le contenu de sa politique que sa manière d'être et de faire qui a été sanctionnée. Il a abaissé la fonction présidentielle à sa personne", a-t-il ajouté.
"Je suis triste pour mon ami Nicolas Sarkozy, qui a tant donné de lui-même. L'heure du bilan viendra très, très vite et lui donnera raison. Nicolas Sarkozy s'est montré un grand chef d'Etat", a réagi l'ancien ministre de l'Industrie Christian Estrosi.
La participation est estimée entre 80 et 82%, légèrement plus qu'au premier tour il y a deux semaines.
RTBF avec Agences




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