Neil Gorsuch devant le Sénat pour accéder à la Cour Suprême

Neil Gorsuch devant le Sénat pour accéder à la Cour Suprême
Neil Gorsuch devant le Sénat pour accéder à la Cour Suprême - © TASOS KATOPODIS - AFP

Il s'appelle Neil Gorsuch et il pourrait devenir le 9ème juge de la Cour Suprême aux Etats-Unis. C'est en tout cas ce que souhaite le président Donald Trump. Mais avant le Sénat doit encore valider cette nomination au terme de plusieurs jours d'auditions.

Cette nomination, c’était l’une des promesses de campagne de Donald Trump. Le candidat divorcé, empêtré dans des accusations d’agressions sexuelles, avait dû donner des gages pour convaincre une partie de l’électorat républicain de voter pour lui. Il s’était engagé à nommer un juge ultraconservateur à la Cour Suprême s’il gagnait l’élection présidentielle. Il a tenu cette promesse.

Faire pencher la balance côté conservateur

Si Neil Gorsuch est confirmé à ce poste, il fera pencher la plus haute juridiction du pays du côté conservateur. Les lobbies conservateurs ont d’ailleurs dépensé 3 millions de dollars pour mener campagne en faveur de sa nomination. Celle-ci n'a rien d'une simple formalité, car pour être nommé à vie le juge doit obtenir deux tiers des voix au Sénat. Or, même si les républicains sont majoritaires dans l’Assemblée, ils n’y sont pas si nombreux.

Blocage démocrate et option nucléaire

Quant aux Démocrates, ils ont encore en tête l’échec du président Obama l’année dernière lors de sa tentative de nommer Merrick Garland à la Cour Suprême. À l’époque, les chefs de file Républicains avaient tout simplement refusé d’examiner cette nomination. Par principe, les Démocrates promettent donc de faire barrage à leur tour aujourd’hui. Pour autant, cette nomination devrait bien avoir lieu, et s’il le faut par la manière forte. Pour la rendre possible, Donald Trump pourrait changer les règles du Sénat, ce que l’on appelle "l’option nucléaire".

Ultime recours pour le Muslim ban 

L’homme est connu pour ses positions anti-avortement et en faveur des armes à feu. En tant que juge fédéral, il a notamment justifié le refus de restaurants, d’hôtels ou encore d’employeurs d’accueillir des personnes homosexuelles, au nom de "la liberté religieuse".
L’un des premiers dossiers qui pourrait atterrir sur le bureau du probable futur juge de la Cour Suprême concerne le décret migratoire visant plusieurs pays à majorités musulmanes. Retoqué à plusieurs reprises par la justice américaine, la validité de ce "Muslim Ban" risque finalement d'être tranchée par la plus haute juridiction du pays. Le ministère de la Justice pourrait attendre que sa nomination soit confirmée pour faire passer ce décret…

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