Ce n'est pas la première fois qu'on en parle en Israël et plusieurs nouveaux facteurs expliquent une plus grande nervosité.
Il y a eu tout d'abord l'attentat suicide du 18 juillet à l'aéroport de Bourgas en Bulgarie, un attentat non revendiqué, qui a tué 5 touristes israéliens et leur chauffeur de bus bulgare, attentat aussitôt attribué par Israël à l'Iran et au Hezbollah libanais qui ont tous deux démenti toute responsabilité.
Puis il y a eu, lundi, la reconnaissance par la Syrie qu'elle détient des armes chimiques et qu'elle les utilisera en cas d'agression étrangère. Cet aveu a suscité la panique en Israël où des responsables se sont inquiétés de voir ces armes chimiques tomber hors de contrôle, par exemple aux mains du Hezbollah libanais.
Ehud Barak avait d'ailleurs menacé d'une réaction israélienne, mais le chef d'état-major de l'armée israélienne a ramené le calme: selon lui, le pouvoir syrien a toujours le contrôle sur ses armes chimiques.
N'empêche, la distribution gratuite de masques à gaz a doublé depuis lundi en Israël. Cette distribution est organisée depuis deux ans. Elle prévoit que d'ici l'an prochain, les 8 millions d'Israéliens auront chacun leur masque à gaz.
Iran, Syrie, Hezbollah libanais mais aussi l'Egypte comme le soulignait Ehud Barak, mercredi, à cette cérémonie de remise de diplômes.
Françoise Nice




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