Les indignés new-yorkais n'ont pu occuper Wall Street

Les indignés de Wall Street n'ont pas eu l'occasion d'installer leur campement.
Les indignés de Wall Street n'ont pas eu l'occasion d'installer leur campement. - © AFP PHOTO/David Karp

Un millier de manifestants, principalement des jeunes, ont tenté ce samedi d'installer leurs tentes devant Wall Street, le coeur financier de la planète. Mais les policiers sont parvenus à bloquer les indignés américains.

Les indignés européens et africains donnent des idées aux New-Yorkais. Samedi, quelques centaines de personnes s'étaient rassemblées avec pour objectif d'occuper Wall Street, la rue symbole de la finance mondiale.

Ils avaient prévu des sacs de couchage, mais les indignés new-yorkais ne sont pas parvenus à planter leurs tentes devant Wall Street, bloquée par des barrières de police.

"Wall Street est un symbole et comme vous pouvez le voir, la police ne veut pas nous laisser y accéder, mais nous sommes là pour créer une présence", explique un jeune Américain. "Moi, je suis étudiant et je n'ai absolument aucun espoir d'avoir une carrière stable lorsque je sortirai de l'université, à cause des profits massifs des grandes compagnies américaines."

L'idée d'occuper Wall Street, comme les Egyptiens ont occupé la place Tahrir, a été lancée par un magazine canadien anticonsumériste et largement relayé ces dernières semaines sur Facebook et sur Twitter. Objectif : dénoncer la domination des marchés financiers dans le système économique et politique aux Etats-Unis.

À peine un millier de manifestants

"Nous avons appelé cette journée 'le Jour de colère', en référence aux 'journées de la colère' en Egypte", indique cet autre manifestant. "Ces mouvements dans d'autres pays sont une source d'inspiration. Le gouvernement a sauvé les banques et depuis l'économie s'effondre, le chômage monte et maintenant les gens se demandent pourquoi nous avons donné tout cet argent à Wall Street."

Les organisateurs espéraient 20 000 personnes à Wall Street. Ils n'étaient finalement pas plus d'un millier. Sam, une étudiante de l'Ohio veut croire que le mouvement "occuper Wall Street" ne fait que commencer.

"Ce que nous voulons, c'est lancer un mouvement aujourd'hui, qui continuera dans les semaines et les mois à venir pour créer un point de ralliement, à cet endroit où tant d'argent et de pouvoir sont concentrés."

Karim Lebhour

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