C'est un signe de l'incertitude voire de l'inquiétude qui souffle aujourd'hui sur la Grèce: les instituts de sondages et les médias devraient reporter de plusieurs heures ce dimanche soir l'annonce des tendances électorales. Prudence. De 19 à 20h, la publication des estimations pourrait attendre 23h... si tout va bien.
Dans les deux grands principaux partis du pays, on se montre tout aussi prudent. Associés au gouvernement dans un pays qui n'a pas l'habitude des coalitions, conservateurs et socialistes s'attendent à perdre beaucoup de plumes.
L'électorat qui les rend responsables de la grave crise en cours pourrait se retourner en nombre vers des petites formations radicales qui proposent notamment de ne pas mettre en oeuvre les plans d'austérité. L'Europe et l'euro en font des cauchemars.
Ainsi, dans ce pays pro-européen, une population qui se dit humiliée par ses alliés traditionnels pourrait réserver de graves surprises ce dimanche soir. Entre l'apparition au parlement d'un mouvement officiellement nazi et l'incertitude sur la poursuite des plans de sauvetage pour éviter un risque de faillite, les heures prochaines seront chaudes. Et rien ne dit qu'elles ne boucheront pas plus encore l'avenir politique à moyen terme du pays, notamment.
Willy Vandervorst




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