François Hollande deviendra donc bien le 7ème président élu depuis l’instauration de la Vème république en 1958. Le deuxième socialiste après les deux septennats de François Mitterrand (1981-1995). Il milite au parti socialiste depuis 1979 et en était devenu le secrétaire-général de 1997 à 2008 (cliquez ici pour un portrait complet de ce président que la France n'attendait pas forcément).
Il ne deviendra officiellement le chef de l'Etat français qu'une fois investi (normalement le 16 mai mais l’investiture pourrait intervenir plus tôt).
La place de la Bastille, lieu de célébration des partisans de l’ancien secrétaire-général du PS (comme cela avait été le cas lors de l'élection de François Mitterrand), a été prises d'assaut par des dizaines de milliers de personnes. La rue de Solférino, siège du parti socialiste français était également noire de monde dès les premiers résultats connus en fin de journée.
"Les Français en ce 6 mai viennent de choisir le changement"
Mais c'est dans son fief de Tulle, en Corrèze, que le candidat victorieux a prononcé son premier discours depuis son élection.
"Les Français en ce 6 mai viennent de choisir le changement en me portant à la présidence", a déclaré le nouveau président de la France, fidèle à son slogan de campagne ("Le changement, c’est maintenant"). "Le changement que je vous propose, il doit être à la hauteur de la France. Il commence maintenant", dira-t-il un peu plus tard dans ce même discours.
"Je mesure la tâche qui m’attend et devant vous, je m’engage à servir mon pays avec le dévouement et l’exemplarité que requiert cette fonction", a-t-il fait savoir avec gravité. "J’adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy qui mérite tout notre respect", a-t-il également lancé sous les huées de la foule présente à Tulle.
Il a insisté sur le renouveau qu’il voulait incarner et s’est dit "fier d’avoir été capable de redonner espoir" aux Français.
Conformément au ton de sa campagne, il s’est posé en rassembleur. "Aux électeurs qui ne m’ont pas accordé leur suffrage, qu’ils sachent bien que je respecte leurs convictions et que je serai le président de tous", a-t-il ainsi déclaré. "Il n’y a qu’une seule France, qu’une seule nation réunie dans le même destin. Chacun en France sera traité à égalité de droits et de devoirs. Aucun enfant de la République ne sera laissé de côté, abandonné, relégué, discriminé".
"La justice et la jeunesse"
"Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse", a-t-il encore précisé dans son discours. "Chacun de mes choix se fondera sur ces seuls critères : être juste et être vraiment pour la jeunesse", a-t-il insisté.
"J’ai confiance en la France, je la connais bien. Je nous sais capables, nous peuple de France, de surmonter les épreuves et de nous redresser", a lancé le socialiste.
De son côté, Nicolas Sarkozy a salué la victoire de son adversaire. Dans un discours prononcé face aux militants de l'UMP réunis à la Mutualité, le président sortant a dit assumer l'entière responsabilité de cette défaite et s'apprêter à "redevenir un Français parmi les Français".
Participation en hausse par rapport au premier tour
La participation au second tour de l'élection présidentielle était en légère hausse dimanche par rapport au premier tour à 79,9% (contre 79,48% le 22 avril).
Il s'agit toutefois d'une baisse par rapport au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007, où le taux de participation pour le second tour avait été de 83,97%.
Les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle française depuis 1958
Le score serré de ce second tour de l'élection présidentielle française s'inscrit dans la norme de cet épisode de la vie politique française (à l'exception du second tour 2002 qui avait opposé Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen).
Les seconds tours des huit élections présidentielles disputées en France depuis 1965 ont été généralement relativement serrés. La victoire la plus large dans un duel droite-gauche classique a été obtenue par le général de Gaulle en 1965 face à François Mitterrand.
L'élection la plus serrée fut celle de 1974, qui s'est jouée à environ 400 000 voix. Il y a eu deux duels atypiques droite-droite en 1969 et droite contre extrême-droite en 2002.
Voici un rappel des résultats :
1965 : Charles de Gaulle 55,2%-François Mitterrand 44,8%
(participation de 82,0%)
1969 : Georges Pompidou 58,2%-Alain Poher 41,8%
(participation 64,43%)
1974 : Valéry Giscard d'Estaing 50,8%-Mitterrand 49,2%
(participation 86,2%)
1981 : Mitterrand 51,8%-Giscard d'Estaing 48,2%
(participation 83,4%)
1988 : Mitterrand 54%-Jacques Chirac 46%
(participation 81%)
1995 : Chirac 52,6%-Lionel Jospin 47,4%
(participation 74,9%)
2002 : Chirac 82,2%-Jean-Marie Le Pen 17,8%
(participation 75,4%)
2007 : Nicolas Sarkozy (UMP) 53,1%-Ségolène Royal (PS) 46,9%
(participation 80,04%)
2012 : François Hollande (PS) 51,67% - Nicolas Sarkozy (UMP) 48,33%
Julien Vlassenbroek




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de Jacques L. Il eût été plus correct de titrer "La moitié des Français ont choisi le changement", car avec 6% d'abstention - correspondant à 2 millions de voix - cela relativise d'autant la "victoire" du candidat socialiste. Nicolas Sarkozy a-t-il été sanctionné pour avoir été un mauvais président de la République ? Il est beaucoup trop tôt pour le dire et c'est à l'Histoire qu'il appartiendra plus tard d'en juger. Toujours est-il qu'il n'était pas le président le plus sympathique. Dans le contexte économique très dur et l'univers sur-médiatisé qui ne laisse plus rien passer, ce déficit en capital sympathie aura sans doute largement contribué à la non-réélection de N. Sarkozy. Espérons que l'état de grâce dont bénéficie François Hollande perdure et qu'il parvienne à convaincre cette moitié des Français qui n'ont pas voté pour lui.
08-05-2012 10:29 |
de Jacques L. Il eût été plus correct de titrer "La moitié des Français ont choisi le changement", car avec 6% de votes blancs (soit plus de 2 millions de bulletins blancs). Quand on sait que moins d'un million de voix départage les 2 candidats cela relativise d'autant la "victoire" du candidat socialiste. Nicolas Sarkozy a-t-il été un mauvais président ? Il est trop tôt pour le dire et l'Histoire nous l'apprendra. Il est par contre certain qu'il n'était le président le plus sympathique, ce qui dans la crise que nous traversons et l'univers sur-médiatisé qui ne laisse rien passer aura certainement contribué pour une large part à sa non-réélection. Espérons que François Hollande puisse convaincre cette moitié de la France qui n'a pas voté pour lui et que l'effet de grâce dont il bénéficie perdure, sinon il faudra admettre que les électeurs se sont trompés.
08-05-2012 10:12 |
de TrèsCurieux Je suis assez furieux contre tous les journalistes. Les pourcentages de voix exprimées pour l'un ou pour l'autre avec un total de 100% NE VEULENT RIEN DIRE, c'est de la MANIPULATION de la population. Ce qui importe c'est le pourcentage par rapport au nombre d'électeurs qui donne une idée plus précise de l'intérêt de la population pour l'un ou l'autre des candidats. Par exemple, 60% pour l'un et 40% pour l'autre semblerait impressionnant, mais si seulement 10% des électeurs ont émis un vote valble, ce serait 6% et 4% de la population qui soutiendrait l'un ou l'autre des candidats, autant dire un désaveu total pour les deux. Je n'ai non plus jamais entendu ce qui se passerait au second tour si les nombres de voix étaient les mêmes pour chaque candidat, ou si au premier tour le 2è et le 3è avaient le même nombre de voix. Vive la NON-INFORMATION des médias.
07-05-2012 17:17 |
de Daniel Une fois de plus la France est divisée en deux ... pauvre France
07-05-2012 17:09 |
de minole qui sait répondre ? POURQUOI, les français en Belgique ont voté en majorité SARKO ? ET en France les moins "assistés" ceux qui bossent quoi ! veulent faire leur valise et partir en Suisse !! chercher l'erreur !!!! la gauche !.Pffffff . Cata +++++++
07-05-2012 13:59 |