Les Égyptiens sont appelés à désigner leur président ce samedi et ce dimanche. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes en début de matinée. Il reste deux candidats en lice.
Ahmed Chafik veut être le candidat qui rassure. Pendant toute sa campagne, il s'est posé en alternative et en rempart face aux islamistes. Il a promis de rétablir la sécurité et l'économie, des thèmes auxquels une partie de la population égyptienne est sensible, après un an et demi de transition agitée.
Mais Ahmed Chafik, c'est aussi l'homme de l'ancien régime, un "felloul", comme le qualifient ses détracteurs. Il a été le dernier chef de gouvernement d'Hosni Moubarak, membre de l'armée dont il a été longtemps le chef d'etat major. Beaucoup d'Égyptiens voient en lui le retour du régime Moubarak.
En face, Mohamed Morsi s'est, lui, posé en candidat de la rupture. Pendant toute sa campagne, il s'est attaché à séduire les révolutionnaires. Il a tenté de gommer son image d'apparatchik islamiste pour se poser en candidat du changement. Avec la promesse, entre autre, de préserver les acquis de la "révolution" ou encore de ne pas forcer les femmes à porter le voile ou de garantir les droits de la minorité chrétienne.
Le problème, c'est que beaucoup d'Égyptiens ne se reconnaissent pas dans ces deux candidats et ne font confiance ni à l'un, ni à l'autre. Résultat: le grand vainqueur de ce scrutin pourrait bien être l'abstention et les votes nuls.
RTBF




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