"Le vote d'hier a connu les mêmes irrégularités et les mêmes fraudes que lors du précédent tour", le 15 juillet, a déclaré le secrétaire national de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, premier parti de l'opposition), Martin Kimpo, à l'AFP.
Selon lui, l'UPADS a été "laminée" pour qu'il n'ait pas de groupe au parlement. "Le pouvoir va se retrouver seul pour bien accomplir sa mission de modifier la constitution pour permettre au président Denis Sassou Nguesso de se porter encore candidat en 2016, alors que la constitution de 2002 le lui interdit", a-t-il ajouté.
Le parti de l'ancien chef de l'Etat Pascal Lissouba (1992-1997) avait menacé de bloquer le vote en cas d'irrégularités, mais n'a pas mis sa menace à exécution.
Le vote a été marqué par une faible participation à Brazzaville. A Pointe-Noire (sud), les militants de deux candidats se sont violemment affrontés dans un centre de vote, et un cameraman d'une chaîne locale qui filmait la scène a été battu et brièvement hospitalisé.
"Il y a eu beaucoup d'incidents mais parfois isolés à Pointe-Noire. Nous attendons les rapports des commissions locales pour analyser, puis statuer sur d'éventuels cas de fraudes", a affirmé Céphas Germain Ewangui, vice-président de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel).
"Nous aurons les résultats dans 72 heures maximum, sinon nous allons les publier mardi", a indiqué le ministre de l'Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou.
Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) semble assuré de conserver la majorité à la future Assemblée nationale, qui comptera 136 sièges contre les 139 prévus: trois circonscriptions de Brazzaville touchées par des explosions début mars n'ont pas pu voter.
Belga




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)










