"Le Centre de recherches et prévention d'accidents aéronautiques (Cenipa) a déjà reçu le rapport après avoir suivi de près toute l'enquête avec un représentant", a dit cette source de l'armée de l'air, proche des enquêteurs brésiliens, sans préciser la date de réception du document.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), organisme public français chargé des investigations en matière de sécurité aérienne, a annoncé mercredi qu'il rendrait public le rapport final d'enquête le jeudi 5 juillet.
Les conclusions du BEA sont de caractère exclusivement technique et le dossier suit son cours devant la justice française pour déterminer d'éventuelles responsabilités pénales.
Ce week-end, le site G1 du groupe Globo a affirmé que ce rapport avait été également envoyé aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne pour que ces pays puissent faire d'éventuelles recommandations.
Le rapport, selon G1, reprend les conclusions préliminaires de juillet 2011. Les enquêteurs avaient à l'époque mis en exergue une série de défaillances de l'équipage, estimant que les pilotes n'avaient pas su faire face aux incidents survenus pendant les dernières minutes du vol.
Ils ont souligné notamment des manoeuvres erronnées après la panne des indicateurs de vitesse survenue en raison du gel des sondes Pitot, le manque d'entraînement des pilotes pour faire face à la situation et le décrochage de l'avion qu'ils n'auraient pas remarqué.
Nelson Faria Marinho, le président de l'Association des familles des victimes brésiliennes, a dit lundi n'avoir "reçu aucun communiqué officiel".
"Tout ce que je sais c'est que le 5 juillet sera diffusé le rapport sur les conclusions", a-t-il déclaré à l'AFP.
Joao Tancredo, l'avocat des familles, a également déclaré à l'AFP ne rien savoir "au sujet du rapport final".
"Mais ça ne change rien pour les indemnités. On sait déjà qu'il y a eu panne dans les équipements et erreur humaine", a-t-il souligné.
AFP




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