Lundi soir, le président de l'Eurogroupe et le Commissaire chargé de ces dossiers n'en finissaient de jeter des fleurs à tous les pays fragiles : l'Espagne a bien travaillé en demandant un audit indépendant sur ses banques, l'Irlande met parfaitement en place son programme de retour à l'équilibre financier, bravo au Portugal qui avance sur son retour à l'équilibre et la recherche de la croissance économique, belle détermination des Pays-Bas à trouver un programme d'économie soutenu par tout le monde.
En fin de liste, la Grèce. Difficile pour le président de l'Eurogroupe de trouver un motif de satisfaction dans la situation grecque mais il se refuse à tirer sur l'ambulance.
Au détour d'une phrase, Jean-Claude Juncker laisse entendre qu'il ne pourra y avoir aucun assouplissement du programme exigé tant qu'il n'y a pas de gouvernement solide, laissant entendre qu'une fois le gouvernement installé les Européens pourraient peut-être donner un peu plus de temps à Athènes.
Mais pas question de laisser croire aux marchés que la Grèce est isolée, nous sommes 17 co-propriétaires de cette monnaie unique, la Grèce restera dans l'Euro.
Pas question de donner des leçons aux Grecs, dit le président de l'Eurogroupe mais le Commissaire rappelle que la solidarité va dans les deux sens.
Les Européens et le Fonds Monétaire International ont débloqué des sommes considérables par solidarité, dit Olli Rehn, la Grèce doit respecter sa part du contrat.
Les Grecs ont fait d'immenses efforts, reconnaissent les deux hommes, mais ce n'est pas le moment de relâcher les efforts.
Anne Blanpain




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